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Camille Guérin : mon aïeul

Emprunter une certaine voie dans sa vie se fait parfois naturellement, on connaît le cap, la ligne tracée qui nous méne inexorablemet là où on doit être !

Mon aïeul

Camille Guérin, mon arrière grand-père m'a toujours inspiré, et ce dès mon plus jeune âge. J'étais rempli de fierté lorsque, à l'école, son nom tombait...Grand homme, qui a oeuvré dans l'ombre des plus influents de son époque : Pasteur, Calmette, Koch. Son engagement pour le bien de l'humanité alors ravagée par la Tuberculose était sans égal...encore aujourd'hui, la medecine se sert des découvertes de mon arrière grand-père pour le bien.

Camille Guérin & Albert Calmette & Robert Koch

Aujurd'hui je lui rend honneur, car je suis fière de ce qu'il a accompli et fier de porter son nom !

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24 septembre 2019

La cure d'automne, c'est maintenant !

Rien de mieux qu'une cure d'automne pour stimuler les émonctoires et pour préparer l'organisme à la saison froide. Une cure d'automne permet de nettoyer l'organisme en profondeur ce qui le rend plus résistant contre toute sorte d'influence d'extérieur lorsque les températures descendent en dessous de 0 : refroidissement, rhume, états grippaux, bronchites, fatigue, dépression. La plupart de ces états sont dûs a une baisse des performances de notre système immunitaire. Un système de défense immunitaire efficace se bat aussi de manière efficace contre les microbes et par conséquent contre les infections et ce notamment en hiver ! Enrichi de plusieurs adaptogènes de sources spagyriques, cette formule approvisionne le corps avec ce qui lui est nécessaire pour accomplir les tâches indispensables au maintien de son capital santé à l'approche de l'hiver !

Pensez-y, pour votre plus grand bien !

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19 septembre 2019

Mycothérapie - La phytothérapie « non verte »

Champignons médicinaux : La phytothérapie «non verte»

 

materia-medica_Mycothérapie


On dit qu’ils seront à l’origine d’un véritable renouveau de la pharmacopée mondiale au cours de ce siècle. Les experts parlent même d’une « révolution non-verte ». Les champignons sont des êtres vivants tout à fait singuliers : ce ne sont ni des végétaux, ni des animaux. Mais ils sont partout et totalement indispensables au processus de la vie, comme à celui de la mort. Dans le monde entier, on étudie aujourd’hui leurs propriétés médicinales étonnantes, en particulier, dans le traitement des maladies dégénératives et du cancer, mais aussi pour venir à bout de nombreuses pathologies moins lourdes.

Quelle est la véritable nature des champignons ?

Inclassables dans les autres catégories d’espèces vivantes, ils sont fascinants. Ce sont en effet des êtres dépourvus de chlorophylle et les biologistes ne les considèrent pas comme des végétaux. On pourrait dire qu’ils sont plus proches des insectes ou des crustacés que des plantes puisque leurs parois cellulaires comportent, comme eux, de la chitine (substance organique azotée qui constitue le principal élément des téguments des insectes, des crustacés ainsi que de certains champignons et lichens), mais jamais de cellulose. Ils ne sont pas doués de mouvement comme les humains et les animaux mais on sait qu’un seul et unique individu peut coloniser des surfaces très étendues (le plus grand organisme vivant connu à ce jour est un champignon qui couvre une surface de 880 hectares et a au moins 2 400 ans).

Bien que différents, les champignons n’en sont pas moins intimement liés au cycle de vie de tous les autres êtres vivants, que ce soit par

  • symbiose (vie commune avec un autre organisme vivant), par
  • saprophytisme (digestion de la matière organique qui permet aux éléments nutritifs de retourner à la terre) ou au travers du
  • parasitisme (le champignon s’attaque à un organisme en mauvaise santé et hâte sa fin).

Les champignons sont partout autour de nous… et ils nous sont indispensables.

Les champignons ont été longtemps associés au diable et à la sorcellerie. On les a pris pour des êtres fantastiques habitant les forêts. Bien des peuples ont aussi utilisé leurs propriétés hallucinogènes (à cause de la psilocybine et de la psilocine contenues dans certains espèces de champignon) pour accéder à une autre dimension du réel. Aujourd'hui encore, ils sont considérés par bien des gens comme des organismes inutiles en raison de leur faible valeur nutritionnelle, on craint le poison que certains d’entre eux renferment dans leur chair, ils sont réputés toxiques même quand ils sont comestibles car ils concentrent les métaux lourds, les pesticides et la radioactivité. Conclure que les champignons sont à écarter de tout usage serait une bien belle erreur eu égard aux connaissances traditionnelles asiatiques comme aux découvertes modernes.

En Occident, la mycothérapie (soins par les champignons) est une nouvelle science avec des connaissances imparfaites et des bases qui s’étoffent à peine. Pourtant, elle est aussi vieille que l’homme : la découverte, il y a 15 ans, dans un glacier des Alpes, du corps d’un homo-sapiens européen vieux de plus de 5 000 ans (baptisé Ötzie), a permis de découvrir qu’il employait à des fins médicinales des morceaux de polypore du bouleau (Piptoporus betulinus). Or, ce champignon est réputé posséder des propriétés antibiotiques et cicatrisantes et de nouvelles études laissent supposer des propriétés immunostimulantes (qui stimule le système immunitaire en induisant l'activation ou en augmentant l'activité de l'un de ses composants).

Les Asiatiques, eux n’ont pas perdu ce lien et la mycothérapie est, depuis 2000 ans une des branches essentielles de la phytothérapie extrême-orientale. C’est sans doute pour cette raison que la plupart des champignons médicinaux dont les effets sont confirmés aujourd’hui – tant par l’expérience des praticiens asiatiques que par les recherches dans les hôpitaux chinois et, depuis peu, partout dans le monde – sont issus de la flore d’Extrême-Orient. Et si l’on peut donc, sans risquer de se tromper, recommander l’usage thérapeutique des champignons ci-dessous, d’autres découvertes, non moins importantes, sont sans doute à venir.

La Mycothérapie a pour objet la thérapie médicale par les champignons dont certaines espèces parmi les dizaines de milliers existantes sont reconnues pour leur propriétés curatives. La Mycothérapie regroupe l'étude de la biologie des champignons, leur toxicologie et leurs propriétés thérapeutiques.


Les bienfaits de la mycothérapie

Les champignons naturellement présents dans notre environnement, constituent une véritable aubaine pour notre santé. En Chine et au Japon, depuis plusieurs centaines d'années, la Mycothérapie est reconnue comme une discipline à part entière. Les champignons sont considérés comme des aliments de longue vie, comme une possibilité de rallonger la jeunesse. Le Shiitake ou «Champignon du Samouraï» en est un bel exemple: autrefois réservé aux empereurs d'Asie, ses vertus thérapeutiques sont aujourd'hui reconnues par le monde médical occidental et oriental qui en a fait le sujet de centaines d'études cliniques. Depuis, les études ont démontré les effets bénéfiques de la Mycothérapie. Au cours de ces dernières décennies, les chercheurs ont déterminé près de 700 espèces de champignons susceptibles d'améliorer le bien-être.

Renommée

Malgré le boom du bio et des ingrédients naturels, la Mycothérapie ne bénéficie pas toujours d'un réel engouement comme d'autres produits naturels auprès des thérapeutes occidentaux et des diététiciens, contrairement à la Phytothérapie qui est reconnue par le monde médical et appréciée du grand public. Nous sommes portés à sous-estimer la véritable capacité curative de la Mycothérapie. Peut-être est-ce un a-priori culturel de notre monde occidental, l'image des champignons empoisonneurs reste trop présente dans notre esprit. Alors que nous reconnaissons les qualités gustatives et comestibles des champignons, la girolle, le cèpe, le champignon de Paris, la trompette des morts, nous sommes moins enclins à nous en servir comme moyen de nous guérir de divers maux.

materia-medica_CURE_NEUF SAMOURAÏ

Quintessence des 11 champignons médicinaux phares de la pharmacopée de l'humanité. Adaptogène polymorphe, il débarasse le corps de cellules obsolètes, désuètes, expirés, envahissants et anarchiques. C'est la première étape du Tryptique et aussi la plus importante, car elle permet d'isoler un dysfonctionnement quelconque à sa source et non pas uniquement sur le plan symptomatique.

 

Mycothérapie - Champignons médicinaux - materia-medica

De nombreuses études démontrent les effets bénéfiques des champignons sur la santé. Les champignons ayant des propriétés anti-tumorales sont principalement les Polyporacées et Muconoporacées. Les champignons : à l'origine de drogues et de médicaments puissants Les champignons ont été utilisés pour leurs propriétés médicinales depuis plusieurs siècles.

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La Mycothérapie - c'est quoi ? - materia-medica

Demander à la convention médicale revient à demander à un triangle d'expliquer un carré quand pour lui quatre côtés sont inexplicables. La mycothérapie est une science médicinale exploitant les mycètes, les champignons, les moisissures. Un champignon disposant de propriétés pour lesquelles une efficacité dans le cadre de la prévention et de la thérapie de soutien ou de traitement chronique est revendiquée est un champignon médicinal.

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Soignez la vie, soignez-vous correctement !

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31 août 2019

Que ta nourriture soit ta seule médecine

Fastfood vs Slowfood

La différenciation est bien plus complexe que de mettre en balance un hamburger et une pomme

 

Fast-Food_Slow-Food

 

C'est un peu comme voir et regarder ! L'un se fait par habitude, l'autre va de pair avec une certaine application et un certain raffinement. L'un exige du temps, l'autre n'est qu'un passe-temps. L'un demande un investissement personnel dans un espace-temps, l'autre n'est qu'un espace tampon pour meubler le temps. L'un se fait de manière attentive et attentionnée, l'autre se fait quasi automatique, l'un est synonyme de goût, l'autre de «dé-gout».

Le fastfood signifie «manger vite», mais pas seulement : les aliments utilisés dans ce genre de mets sont préparés de manière rapide pour ensuite être avalés de manière rapide ! Et pour être avalés de manière rapide, il faut des aliments de consistance molle, faciles à mâcher et à avaler. Le service est rapide et dès qu'on a payé son plateau, on n'existe déjà plus aux yeux des serveurs, faut «vite» débarrasser pour laisser place au prochain...la nourriture et le service en chaîne sont de véritables fardeaux pour l'humain et la gestion de ressources, car la chaîne d'approvisionnement, la mise en ouvre, la cuisson et le service se doivent être rapides et efficaces et perdent ainsi en qualité. Préparés souvent dans avec des ingrédients de mauvaise qualité, l'organisme en pâtit tout particulièrement car ces aliments sont «vides» et d'aucun intérêt nutritionnel pour l'être humain. Accompagnés de surcroît de sodas industriels - dites à la fontaine - ces boissons sont elles aussi préparées à la hâte avec des mélanges instantanées auxquelles sont ajoutées de l'eau puis du gaz pour les rendre pétillantes et «meilleures». Un plat consommé dans un fastfood est avalé en moins de 15 minutes, ce qui nous ramène inexorablement à la notion de la satiété - qui correspond au terme extrême du rassasiement : c’est une sensation que l’on ressent après avour mangé, quand on n’a plus faim et qui provoque normalement l’arrêt de la prise alimentaire. Le centre de l’appétit et de la satiété est l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau. La sensation de rassasiement intervient lorsque le cerveau reçoit les signaux de satiété. Ils augmentent au fur et à mesure que l’individu se nourrit et peuvent être de différents types :

  • Sensoriels : des récepteurs intrabuccaux (dents, langue, palais, muscles, ligaments) permettent de ressentir l’aspect, l’odeur, la texture et le goût de l’aliment et vont envoyer au cerveau un influx nerveux.
  • Digestifs : l’entrée des aliments dans l’estomac provoque la distension des mécanorécepteurs qui vont ensuite transmettre un message au système nerveux central.
  • Hormonaux : l’arrivée des aliments dans le tube digestif va également induire la sécrétion de différentes hormones qui jouent un rôle sur la satiété : la leptine, l’insuline et la cholécystokinine. Leur libération dans le sang réduit la prise alimentaire en envoyant, via le nerf vague, le message de satiété au cerveau.
  • Enfin, le temps de contact entre les nutriments et les cellules de l’intestin grêle prolonge la durée de la satiété.

Il existe dans l’hypothalamus ventro-médian des populations de neurones qui ont besoin d’histamine, un neurotransmetteur sécrété suite à la mastication, pour communiquer et transmettre le message de satiété. 15 à 20 minutes après le début du repas c’est-à-dire après le début de la mastication, l’histamine arrive jusqu’à l’hypothalamus et commande au cerveau d’arrêter de manger. Nous allons ainsi terminer le repas et la prise alimentaire sera inhibée pour une certaine durée, dépendante de la composition du repas. (lanutrition.fr). Ce processus ne peut pas être déclénché par une aproche de «fastfood», car la mastication étant quasiment inexistante, la prise de répas dans une ambiance sans cesse «sur le pouce» et à la hâte et la composition des ingrédients de faible qualité les messages de satiété envoyés à notre cerveaux présentent donc des lacunes qui nous font oublier cette sensation de rassasiement. Nous mangeons davantage, plus sucré plus salé pour combler ce «vide nutritionnel».

Le slowfood, quant à lui est synonyme de temps, d'application, d'ingrédients de choix et d'attention pour sélectionner les ingrédients, pour les préparer, pour les cuire, pour les dresser sur un plat et pour les déguster dans une ambiance agréable, à l'abri du stress et de tout influence nocive telles que le bruit, les gens sur les nerfs et peu respectueux, voire même frustrés, à l'abri de déchets qui bordent les sorties des restaurants fastfood. L'acte de se nourrir devient alors un instant de bien-être, car on donne à son corps des aliments lui permettant de maintenir son capital santé.

Donner à son corps l'essentiel et notamment des aliments naturels et non transformés pour qu'il puisse fonctionner correctement lui permet d'évincer un bon nombre de dysfonctionnements dus directement à la mal-bouffe. En effet, cette liste ne cesse de s'allonger et les lobbies pharmaceutiques sont ravis face à tous ces «maladies» qu'il faut bien entendu entretenir !!!

  • maladies de la peau
  • maladies du foie
  • maladies du rein
  • maladies du système cardiaque
  • allergies
  • sur-poids
  • diabète
  • dysfonctionnement du pancréas
  • cancer
  • dépression
  • insomnie
  • hyperglycémie
  • haute-pression
  • maladie d'Alzheimer
  • Parkinson
  • obésité morbide
  • dysfonctionnement hormonal
  • maladie de Crohn
  • hémorroïdes
  • rétention d'eau
  • caries
  • infertilité
  • constipation
  • diarrhée
  • dysfonctionnements de la thyroïde
  • hyperactivité
  • comportement agressif
  • insomnie
  • fatigue chronique
  • tremblements
  • urticaires
  • kystes
  • dégénérence
  • troubles digestifs
  • malformations congénitales
  • effets mutagènes
  • problèmes de croissance
  • crampes 
  • irritation de bronches
  • nausées
  • anorexie
  • boulimie
  • vomissements
  • infections urinaires
  • essoufflements
  • vertiges
  • problèmes menstruels
  • perte de cheveux
  • cancer colorectal
  • etc, etc. etc.

Si on croit qu'une de ces maladies se manifeste du jour au lendemain sans signe précurseur et ben on est très mal informé. Un dysfonctionnement n'est jamais le fruit du hasard, mais le fruit d'un mauvais entretien de son corps et avant tout le résultat direct de la mal-bouffe : les aliments industriels et supertransformés en sont les premiers responsables. Enrichis de substances chimiques, artificielles de toute sorte, l'industrie alimentaire tente d'éduquer notre goût et notre approche organoleptique. Pire, elle nous éloigne de l'aliment naturel, dictant les normes et caractéristiques telles que :

  • fruits à la peau bien luisante (enduits de cires toxiques
  • saumon d'élévage de couleur orange vif (les saumons d’élevage sont nourris à l'aide de croquettes à base d’huile, de chair de petits poissons (harengs et anchois), de gluten de maïs, de soja, de graisse de poulet et de levure génétiquement modifiée. Dans ces granulés, on trouve aussi de l’astaxanthine souvent de source artificielle. Ces pigments constituent l’élément le plus cher de l’alimentation du saumon, pouvant représenter jusqu'à 20% de ce coût.
  • jambon rose (enrichi de E250 et de nitrite)
  • brioche moelleuse (acides gras trans, sucres raffinés)
  • pain mou (acides gras trans)
  • jus de fruits aux couleurs vives (colorants artificiels, exhausteurs de goût
  • huiles alimentaires translucides de couleur jaune-doré (huiles soumises à un traitement chimique)
  • arômes artificiels (c.f. tabelau ci-dessous)
  • colorants artificiels (c.f. tableau ci-dessous)
  • exhausteurs de goût (c.f. tableau ci-dessous)
  • plats surgelés (riche en sucres raffinés et en sel, en conservateurs et en colorants artificiels)
  • crevettes charnues dite « frelatées » (contenant de gels industriels injectés manuellement)
  • nuggets à la chair réconstituée (contenant des «déchets» alimentaires issus de la transformation de la viande)
  • simili-viandes (majoritairement à base de porc, le simili-poulet est composé des ingrédients suivants : dinde séparée mécaniquement, substances laitières modifiées, lactate de potassium, fécule de pomme de terre, amidon de maïs modifié, farine de maïs jaune, lactose, nitrite de sodium, caramel artificiel, shortening d’huile de fèves de soya, inosinate disodique et guanylate disodique, saveurs artificielles, saveurs artificielles de fumée)
  • jambons industriels (contiennent de l'amidon, de la gélatine nitrate, du nitrite et de l’acide ascorbique (vitamine C), qui garantissent une belle couleur rouge-rosé.  Les acides alimentaires et les antioxydants prolongent quant à eux la durée de conservation. Et certains jambons contiennent des polyphosphates, des épaississants et des arômes artificiels.

La normalisation dans ce domaine dicte l'aspect, le goût et la consistance d'une denrée alimentaire, influe par conséquence l'expérience organoleptique du client final et l'éduque en même temps pour garantir sa fidélisation.

MANGER : tout un processus sophistiqué

Si on comprend le processus de «manger» et sa signification pour l'organisme, on comprend aussi le côté «gavage» de certains approches alimentaires :

« Les aliments que nous ingérons sont généralement constitués de grosses molécules telles que les protéines, les lipides et les glucides. L’appareil digestif se compose de plusieurs organes, qui ont chacun un rôle spécifique à jouer dans le processus de digestion, d’absorption et d'élimination des déchets du corps. Chacun d'eux joue un rôle spécifique dans le processus de digestion et d'absorption. » (A. Vogel)

La bouche : le processus de fractionnement de la nourriture commence dans la bouche, par la mastication.

29 août 2019

L'eau, source de vie !

L’eau : un aliment ?

Puisqu’elle ne contient ni protéines, ni glucides et ni lipides, l’eau n’est pas un aliment. Elle ne fournit pas d’énergie brute. Par contre, l’eau est essentielle à la vie. C’est grâce à l’eau que le corps peut utiliser l’énergie présente dans les aliments.

Pourquoi faut-il boire de l'eau ?

Le corps est composé de 60 % à 70 % d'eau, selon la morphologie. Après l’oxygène, l’eau est l’élément le plus important pour la vie. Cette eau est indispensable à l'ensemble des processus vitaux. Les fluides occupent quasiment tous les espaces de notre corps, autant à l’intérieur des cellules qu’à l’extérieur.

MATERIA-MEDICA_RÉPARTITION EAU_CORPS

L’eau :

  • maintient le volume de sang et de la lymphe;
  • fournit la salive qui permet d’avaler les aliments;
  • sert de lubrifiant pour les articulations et les yeux;
  • maintient la température du corps;
  • permet les réactions chimiques dans les cellules;
  • permet l’absorption et le transport des nutriments ingérés;
  • permet l'activité neurologique du cerveau;
  • assure l'hydratation de la peau;
  • élimine les déchets de la digestion et des divers processus métaboliques.

Combien d'eau boire ?

Dans un climat tempéré, une personne de taille moyenne dépense plus de 2 litres d'eau corporelle par jour. En effet, le corps perd plus d'un litre par jour d'eau corporelle par l'urine, et la même quantité à travers la sueur, les selles et la respiration (comme le révèle la buée sur un miroir placé près de la bouche).

Les pertes en eau sont plus importantes :

  • par temps chaud;
  • durant une activité physique;
  • pendant l'allaitement;
  • en cas de maladie.

Chaque personne possède donc des besoins en eau qui lui sont propres, compte tenu de sa taille, du climat où elle vit et de son mode de vie.

PROPORTION EAU/ORGANISME HUMAIN

Pour évaluer ces besoins, la Clinique Mayo (États-Unis), propose trois approches qui tiennent compte du fait que notre alimentation fournit aussi de l'eau, surtout avec les fruits et les légumes qui, pour plusieurs, sont composés à plus de 80 % d'eau. Ces mesures servent de barèmes. Elles ne reposent pas sur des données scientifiques précises.

  • Boire de l'eau: pourquoi et combien ? Évaluer la quantité d'urine excrétée par jour (un litre et demi environ chez un adulte) et ajouter un litre d'eau corporelle dépensée pour le métabolisme (personne moyennement active). La perte est de 2 litres et demi. Comme l'alimentation fournit en moyenne 20 % de nos besoins en eau, il reste 2 litres à récupérer. On la trouve dans les bouillons, boissons chaudes ou froides et, évidemment, dans l'eau potable.
  • Les huit verres d'eau par jour : un mythe. Il s’agit plutôt de huit verres d’eau ou d’autres liquides : des jus, des bouillons, des boissons chaudes, etc. Les boissons autres que l'eau contribuent à l'apport total en eau. Chaque verre est l’équivalent d’une tasse (8 oz), ce qui donne un total d’environ 2 litres.
  • La recommandation nutritionnelle : aux États-Unis, l'Institute of Medecine recommande aux hommes de boire quotidiennement 3 litres de boisson et aux femmes, 2,2 litres.
  • Formule de recommandations : à quelqu'un qui ne fait pas d'exercice, hommes et femmes, je suggère de boire de six à huit tasses d'eau, soit de 1,5 à 2 litres. Les gens qui ne mangent pas beaucoup de fruits et légumes devraient en consommer 2 litres. Quant aux gens qui font de l'entraînement intensif qui provoque la sudation, je conseille de prendre un litre supplémentaire pour une heure d'exercice.

Quand faut-il boire ?

Il ne faut pas se fier au signal de la soif pour se décider à boire. Quand on est actif, on a le temps de perdre beaucoup d'eau avant de ressentir la soif. Il faut donc prendre l'habitude de boire tout au long de la journée. Est-ce mieux de ne pas boire durant les repas ? Rien ne s’y oppose dans la littérature scientifique. La seule contrainte est que cela peut générer de l'inconfort à cause du volume dans l'estomac. L'important est de boire suffisamment. Si une personne aime boire modérément en mangeant, elle ne devrait pas s'en priver. Toutefois, les femmes enceintes qui connaissent des problèmes de nausées et de vomissements peuvent réduire leurs malaises en évitant de boire juste avant les repas, pendant ou juste après.

Selon les préceptes de la diététique chinoise, boire une tasse d'eau chaude après le repas facilite la digestion. Il est raisonnable d'en questionner la nécessité. Si on a besoin d'une aide à la digestion on ajoute du citron à l'eau pour augmenter l'acidité. Mais l'eau seule n'aura pas d'effet.

Et les sportifs ?

Les sportifs sont très exposés à la déshydratation en raison de la sudation. Ils risquent parfois l'hyponatrémie, qui est le déséquilibre électrolytique du système sanguin. Voici les recommandations de l'American College of Sports Medicine:

  • Boire suffisamment d'eau tous les jours.
  • Boire un demi-litre d'eau environ deux heures avant une activité.
  • Boire tout au long de l'activité, suffisamment pour remplacer l'eau perdue par la sueur. Dans le cas d'activités aérobiques intenses, une personne peut perdre plus d'un litre sous forme de sueur en une heure.
  • L'eau devrait être fraîche, de 15 °C à 22 °C.

Si l'activité est exigeante et dure plus d'une heure, avoir recours à une boisson isotonique (qui comprend des hydrates de carbone, du sodium et du potassium), aussi appelée boisson énergétique.

Peut-on boire trop d'eau ?

Même lorsqu’on boit beaucoup d'eau, il n'y a aucun danger de « diluer » les nutriments qu'on a ingérés ou de les excréter. Bien que ce soit extrêmement rare chez une personne en bonne santé, un apport excessif d'eau peut tout de même provoquer un problème sanguin potentiellement dramatique. Cela se rencontre parfois au moment d'épreuves sportives, chez les marathoniens ou les cyclistes.

Un très grand apport d'eau, au-delà de la quantité nécessaire pour les fonctions biologiques, n'occasionnera pas de bénéfices magiques. Cela n'améliorera pas la fermeté ou l'apparence de la peau, ni la santé des ongles et des cheveux.

Précisons qu'une soif excessive peut être un signe de diabète.

Est-ce dangereux de boire trop d'eau minérale ?

  • Les personnes souffrant d'hypertension doivent éviter les eaux minérales, qui contiennent de fortes proportions de sels minéraux, comme du sodium. Celles qui ont des problèmes rénaux doivent également éviter d’en consommer. En effet, boire de l'eau concentrée en minéraux impose un effort accru aux reins. La teneur en sels minéraux est indiquée sur l'étiquette des eaux en bouteilles. Il s’agit là des principales mises en garde relevées dans la documentation spécialisée.
  • Les gens souffrant de reflux gastro-oesophagien et qui désirent boire de l’eau minérale devraient la choisir plate et non gazeuse. Il vaut mieux, pour ces personnes, d'éviter toute source de gaz ou d’air supplémentaire.
  • Pour le reste de la population, il est suggéré de ne pas boire plus d’un demi-litre d'eau minérale dans une même journée. L’eau minérale peut, par exemple, avantageusement remplacer une boisson gazeuse ou alcoolique. À d'autres moments, il est préférable de choisir l'eau plate.

Quelle est la meilleure eau à boire durant un jeûne ?

Chez les naturopathes qui préconisent la pratique du jeûne, la plupart recommandent l'eau distillée parce que c'est la plus pure. En effet, l’eau distillée est une eau complètement déminéralisée. On l’obtient en récoltant la vapeur d’eau après ébullition.

Il est raisonnable de questionner ce point de vue. Il n'y a aucun avantage à se priver des sels minéraux normalement présents dans l'eau. Je suggère plutôt l'eau de source, ou même l'eau du robinet si elle est traitée par filtre au charbon.

EAU

Qu'est-ce que la déshydratation ?

  • La déshydratation se définit en fonction du poids corporel. Une perte en eau représentant aussi peu que de 1 % à 2 % du poids corporel est déjà considérée comme de la déshydratation. Une perte qui atteint de 15 % à 20 % du poids corporel peut provoquer la mort.
  • La déshydratation peut être aiguë, comme à la suite d’un exercice intense, ou plutôt chronique, en conséquence d’une consommation insuffisante et prolongée d’eau ou d’autres boissons.

Le meilleur moyen de détecter une déshydratation est d’observer la couleur de l’urine. Chez les personnes en bonne santé, elle devrait être jaune très pâle.

Les premiers signes de déshydratation :

  • une urine foncée;
  • la bouche et la gorge sèches;
  • un manque d'énergie;
  • la peau sèche;
  • des maux de tête et des étourdissements;
  • une intolérance à la chaleur.

On peut comparer ces symptômes à ceux d'une plante qu'on n'arrose pas assez souvent : étiolement, feuilles jaunies, bouts racornis.

À un stade plus avancé :

  • une faiblesse musculaire ou des crampes, en raison d’un débalancement de l’équilibre potassium et sodium dans les muscles;
  • une difficulté à avaler;
  • une miction douloureuse;
  • une confusion ou un délire.

Les conséquences d'une déshydratation

En nuisant aux fonctions vitales, un état permanent de légère déshydratation pourrait causer des problèmes de santé. Nous en sommes encore au stade des hypothèses en ce qui concerne l’effet d’une déshydratation chronique. À cause de leur métabolisme fragile, les personnes âgées y sont plus sensibles. Elles ressentent d'ailleurs moins la soif que les adultes. Ce facteur peut contribuer à la perte d’autonomie. Par contre, on ne sait pas encore dans quelle mesure elle le fait.

Les enfants sont aussi particulièrement à risque parce qu'une perte d'un peu plus de 3 % du poids corporel peut les mener au coup de chaleur et au choc hypovolémique, potentiellement fatal. Certaines observations laissent croire que les enfants déshydratés apprennent plus difficilement en classe.

Selon la Dre Susan Shirreffs, experte de la déshydratation au Département de sciences biomédicales de l'Université d'Aberdeen, en Grande-Bretagne, les gens qui boivent peu encourent le risque de problèmes au foie, au système digestif et même au coeur, ainsi que d'une perturbation du fonctionnement mental - tous des problèmes liés à une baisse du volume sanguin. Le foie, le cerveau et les reins sont des organes qui dépendent beaucoup de l’apport sanguin pour fonctionner. S’il manque de sang, ils seront les premiers à en souffrir.

Un médecin va plus loin en affirmant que le déséquilibre cellulaire engendré par la déshydratation peut entraîner des maladies graves comme l'asthme et le diabète de type2. La déshydratation chronique chez un adulte relativement en bonne santé n’a probablement pas d’effet sur ses activités quotidiennes. L’effet pourrait se faire sentir chez les athlètes professionnels, qui doivent être au sommet de leur forme.

Brèf, buvez pour rester en forme et pour permettre à votre organisme de puiser à son aisance dans cet élément indispensable à son bon fonctionnement !!!

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14 août 2019

Le glaucome

Le glaucome

Le glaucome est un état maladif de l’œil qui provoque une diminution irrémédiable du champ de vision. Il est la conséquence de dommages au nerf optique. C’est d’abord la vision périphérique qui est touchée. La personne qui en souffre peut devenir aveugle si elle ne reçoit aucun traitement. Le glaucome est d’ailleurs la 2e cause de cécité dans le monde dans les pays les moins développés du monde, après la cataracte.

materia-medica_oeil

Le plus souvent, le glaucome est associé à la suite de l’élévation de la pression à l’intérieur de l’œil (pression intraoculaire). Normalement, celle-ci ne devrait pas dépasser 21 millimètres de mercure (mmHg).

Cependant, on constate que chez près de 1 personne sur 3, les symptômes du glaucome apparaissent même si la pression dans l’œil est normale. Un moins bon apport sanguin vers le nerf optique, causé par de l’athérosclérose dans les vaisseaux qui irriguent ce nerf, pourrait être en cause. Que la pression à l’intérieur de l’œil soit trop élevée ou non, le traitement demeure le même.

Qui est touché ?

Au Canada, 1 % des personnes âgées de plus de 40 ans en sont atteintes. Cette proportion grimpe à 5 % chez les personnes âgées de plus de 70 ans, et à 10 % au-delà de 80 ans. Le glaucome peut néanmoins se manifester à tout âge.

En France, plus d’un million de personnes seraient concernées, dont 400 000 personnes non traitées par ignorance de la maladie. Les plus de 40 ans sont principalement concernés, le glaucome peut néanmoins se manifester à tout âge.

Les causes

Bien souvent, on ignore pourquoi le glaucome apparaît. L'hérédité comportemental est le principal facteur de risque. Par ailleurs et certaines caractéristiques anatomiques pourraient jouer un rôle.

Parfois, le glaucome est associé à un problème précis, tel que :

  • un traumatisme brutal sur l’œil;
  • un autre problème de la vue : cataracte, myopie prononcée, uvéite chronique;
  • certaines maladies : diabète, hypertension, troubles cardiovasculaires, hypothyroïdie non contrôlée.
  • La prise de certains médicaments augmente aussi le risque de glaucome. C’est le cas, par exemple, des corticostéroïdes administrés directement dans les yeux ou par voie orale.

Remarque. Les corticoïdes en pompe pour l'asthme ou en crème ou onguent pour l'eczéma n'ont pas d'effet sur le glaucome.

Pourquoi la pression monte-t-elle ?

À l'intérieur de l’œil, entre la cornée et l’iris, se trouve un espace appelé chambre antérieure. Cet espace est rempli d’un liquide appelé humeur aqueuse.

Ce liquide transparent exerce plusieurs fonctions :

  • il maintient la pression intraoculaire,
  • donne sa forme au globe oculaire et
  • nourrit la cornée et le cristallin.

L’humeur aqueuse est constamment renouvelée et circule dans l’œil.

Dans la plupart des cas de glaucome, une diminution de l’excrétion de l’humeur aqueuse par sa voie de sortie se produit. L’excrétion du liquide est soit ralentie de façon progressive, ce qui mène peu à peu au glaucome à angle ouvert, soit bloquée rapidement, ce qui provoque un glaucome à angle fermé. Puisque l’humeur aqueuse ne s’évacue pas normalement, la pression à l'intérieur de l’œil s’accroît. La forte pression va provoquer une excavation de la tête du nerf optique qui altère les fibres optiques de la rétine et les détruit progressivement. Ceci entraîne un trouble de champs visuel périphérique généralement pas perçu par le patient.

oeil sain-oeil avec glaucome

Types de glaucome

  • Glaucome à angle ouvert : Comptant pour 80 % à 90 % des cas (chez les Caucasiens, les Noirs et les Hispaniques), ce type de glaucome se forme lentement sans causer de symptômes, sur une période de temps allant de 10 ans à 20 ans. L’« angle » dont il est question est celui formé par la jonction entre l’iris et la cornée. On l’appelle l’angle irido-cornéen. Habituellement, les deux yeux sont atteints. Un des signes précurseurs importants est la hausse graduelle de la pression à l’intérieur de l’œil. Normalement, celle-ci ne devrait pas dépasser 21 millimètres de mercure (mmHg). La pression intraoculaire est détectable par un examen de la vue.
  • Glaucome à angle fermé : Plus rare (sauf chez les Asiatiques, chez qui il est fréquent), il survient à la suite d'une augmentation soudaine de la pression dans l’œil. Il s’agit d’une urgence médicale. Il donne lieu à une douleur oculaire extrême et à d'autres symptômes bien perceptibles, comme une baisse de vision et des halos colorés autour des lumières. La pression intraoculaire s’élève parfois jusqu’à 80 mmHg. Généralement, de telles crises arrivent en soirée au moment où l'éclairage est faible et où les pupilles se dilatent. Si ce type de glaucome n’est pas traité rapidement, la personne peut devenir aveugle. S’il est traité à temps, le risque de cécité est grandement réduit. Le glaucome à angle fermé s'attaque d'abord et généralement à un seul œil, puis à l'autre dans les 5 ans en l’absence d’un contrôle adéquat.

Deux facteurs sont requis pour qu'une crise se produise :

- Une prédisposition anatomique.

- Une dilatation de la pupille (l’orifice central de l’iris, là où passent les rayons lumineux). Elle peut se produire à la suite d'un long séjour à l'obscurité, d’un stress ou de l'usage de médicaments qui dilatent la pupille, comme les antispasmodiques, antihistaminiques, antidépresseurs et dérivés nitrés.

  • Glaucome congénital : Il peut survenir dès la naissance ou prendre quelques mois à se manifester. Le plus souvent, il touche les deux yeux. Parfois héréditaire-génétique, il peut représenter un problème isolé ou s'expliquer par une malformation oculaire (en général une cataracte congénitale) ou certaines maladies rares. Dans ce cas-ci également, il y a blocage de la sortie de l'humeur aqueuse.

Diagnostic

Voici les examens les plus couramment pratiqués.

  • Test de tonométrie : Il s’agit du premier test généralement entrepris. Le tonomètre mesure la pression à l’intérieur de l’œil. Deux techniques sont employées : on dirige un jet d’air pressurisé sur l’œil ouvert, c’est la tonométrie à air pulsé ; ou après instillation d’un collyre anesthésique un cône aplati est posé sur la cornée, c’est la tonométrie à aplanation. Ce test est à la fois rapide et indolore. La pression intraoculaire normale se situe entre 8 mmHg et 21 mmHg.
  • Mesure de l’épaisseur de la cornée : Il est important de mesurer l’épaisseur de la cornée puisque celle-ci influence le résultat obtenu au test de tonométrie. Si la cornée est épaisse, la pression est surestimée; si la cornée est mince, la pression est sous-estimée.
  • Observation de l’œil : Des indices de dommages au nerf optique peuvent être observés à l’aide d’un appareil qui dirige une lumière dans l’œil.
  • Test du champ de vision : Pour évaluer l’étendue du champ visuel, on demande à la personne de fixer une cible au centre d’une sphère illuminée, puis un point lumineux apparaît à différents endroits du champ visuel.

Quand consulter ?

  1. Consulter d'urgence dès qu'on ressent une douleur importante à l’œil et qu'en même temps la vision baisse rapidement.
  2. Consulter un médecin ophtalmologiste régulièrement pour prévenir toute affection oculaire.
  3. Consulter un médecin pour tout problème associé au port de verres de contact.

 

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08 août 2019

Herbier, les plantes qui soignent - Le sureau du Canada

Le Sureau du Canada - Sambucus Canadensis (Sambucus nigra subsp. canadensis.)

materia-medica_Sambucus nigra subsp. canadensis.

 

Petit-fruit aux mille vertus...Le Sureau du Canada

Un peu d'histoire

Le nom latin Sambucus fait allusion aux flutiaux (sambuca) que les pâtres grecs taillaient dans le bois tendre du Sureau. Galien (médecin grec du IIe siècle de notre ère) recommandait le Sureau contre les catarrhes et les excès de mucus. Il tenait son savoir de ses confrères qui avaient jeté les bases de la médecine moderne au cours de l'ère précédente. En effet, quelques siècles auparavant, Pline l'Ancien attribuait au Sureau les mêmes propriétés. Le savoir grec a également voyagé vers l'Asie et le Sureau fut intégré à la pharmacopée de la médecine ayurvédique (Inde).

  • En Amérique du Nord, les Amérindiens attribuaient les mêmes propriétés au Sureau blanc (Sambucus canadensis) dont la composition est, comme on l'a découvert plus tard, semblable à celle de son cousin européen. Au Québec, le Sureau blanc a longtemps tenu une place de choix dans la médecine domestique des Canadiens français.
  • En Italie, en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, on lui reconnaît des vertus diurétiques, diaphorétiques (qui provoque la sudation) et anti-inflammatoires. Au Moyen Âge, on a utilisé l'eau de Sureau (eau dans laquelle on a fait macérer des fleurs) pour éclaircir le teint et atténuer les taches de rousseur. Fleurs et fruits ont longtemps servi à la fabrication de boissons rafraîchissantes. Au printemps, on en buvait de grandes quantités afin de purifier l'organisme des toxines accumulées durant l'hiver. On dit même que certains vins auraient été adultérés avec du Sureau. Une légende qui date de la fin du XIXe siècle veut qu'un marin américain qui s'était enivré avec du porto additionné de jus de Sureau ait été guéri de ses rhumatismes.

De nos jours encore, on trouve souvent des Sureaux dans les vieux jardins de monastères et, avec un peu de chance, un vieux moine ou une moniale se souviendra qu'on tirait des fleurs et des fruits un sirop contre la toux.

materia-medica_Sambucus nigra subsp. canadensis

Recherches/Utilisation en phytothérapie

  • Efficacité Grippe : En 1993, un essai à double insu avec placebo a été mené auprès de 27 sujets dans un kibboutz israélien au cours d'une épidémie de grippe. Les résultats indiquent qu’un extrait de baies de Sureau (sirop Sambucol®) a été nettement supérieur au placebo pour soulager rapidement les symptômes de la grippe. Au bout de deux jours, 93,3 % des sujets traités au Sureau voyaient déjà un soulagement important de leurs symptômes, tandis qu'il a fallu attendre six jours pour que 91,7 % des personnes du groupe placebo montrent une amélioration similaire. Au cours de la saison grippale 1999-2000, des chercheurs israéliens ont mené, en Norvège, un essai à double insu contre placebo auprès de 60 sujets atteints d’influenza de types A et B2. Les auteurs rapportent que le sirop de Sureau a eu pour effet d’enrayer les symptômes de la grippe quatre jours plus tôt et de réduire nettement le recours aux médications de secours en comparaison avec les sujets qui prenaient le placebo. Des données in vitro indiquent que cette préparation (Sambucol®) inhibe le développement de nombreuses souches de types A et B du virus de l'influenza et a un effet immunostimulant.
  • Usage reconnu Rhume et inflammations des voies respiratoires : En 1986, la Commission E approuvait l'usage médicinal des fleurs de Sureau pour le traitement du rhume. En 1999, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaissait l’usage traditionnel des fleurs de Sureau comme diaphorétique (qui provoque la sudation) et expectorant. Ces deux organismes rapportaient que des essais in vitro et sur des animaux permettaient d'établir que les fleurs avaient une action anti-inflammatoire, diurétique et sudorifique.
  • Usage traditionnel Sinusite : Une préparation fabriquée en Allemagne et comprenant des fleurs de Sureau, de la Gentiane, de la Verveine, de la Primevère et de l'Oseille (Sinupret®) aurait donné de bons résultats dans des essais menés sur des sujets souffrant de sinusite chronique et aiguë, mais les résultats de ces études, menées principalement en Allemagne, ne sont pas répertoriés dans la banque de données Medline.

Précautions

Contre-indications

  • Grossesse, allaitement et jeunes enfants. L’OMS déconseille l’usage des fleurs de Sureau chez les femmes enceintes, chez celles qui allaitent et chez les jeunes enfants en raison de l’insuffisance de preuves quant à leur innocuité. D’autres sources estiment qu’il n’existe pas de restriction à cet égard. L’injection d’une substance isolée (lectine) extraite du Sureau à des souris enceintes a eu un effet toxique sur leur foetus. Les auteurs de cette étude ont fait remarquer qu’étant donné les hautes doses administrées, il était peu probable qu'une telle chose se produise chez des humains. En outre, une étude de pharmacovigilance a porté sur 762 femmes enceintes qui avaient pris, au moins une fois durant leur grossesse, une préparation renfermant, entre autres plantes, des fleurs de Sureau (Sinupret®). Elles ont donné naissance à 786 enfants et aucun effet tératogène ou embryotoxique n’a été observé. La documentation médicale ne signale pas non plus d’effets tératogènes ou embryotoxiques attribuables aux fruits mûrs, et le sirop de Sureau était traditionnellement donné aux enfants.
  • Personnes allergiques aux plantes de la famille des caprifoliacées.
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17 juillet 2019

L'éthique de réciprocité, une règle d'or

Vincent van Gogh, La parabole du bon Samaritain

 

L’éthique de réciprocité ou règle d'or désigne une règle morale dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : « traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ». Cette préoccupation est intimement liée au développement de l’humanité depuis ses origines. Elle s’est enrichie et renouvelée, et constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l'homme.

Au sens étroit du terme, dans les relations économiques, l’éthique de réciprocité désigne le principe positif selon lequel les transactions de biens ou de services doivent correspondre à l’échange de valeurs à peu près équivalentes.

  • Racines religieuses et philosophiques

Les philosophies et religions de l'Histoire de l'homme ont contribué depuis longtemps à la réflexion et à la formulation de concepts proposant une approche de l'éthique de réciprocité et ce de différentes manières :

  1. Bouddhisme : « Ne blesse pas les autres de manière que tu trouverais toi-même blessante. » – Udana-Varga 5:18 (environ -500) ;
  2. Confucianisme : « Ce que tu ne souhaites pas pour toi, ne l'étends pas aux autres. » – Confucius (environ -551 - -479) ;
  3. Christianisme : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » – Jésus de Nazareth (environ -5/32) (Mt 22. 36-40 [archive]), « Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même ; car c’est là la loi et les prophètes. » – Jésus de Nazareth (Mt 7. 12 [archive]), et aussi Matthieu 22:39, Luc 6:31, Luc 10:27 ;
  4. Hindouisme : « Ceci est la somme du devoir ; ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent. » – Mahabharata (5:15:17) (environ -500) ;
  5. Humanisme : D'après Greg M. Epstein (en), chapelain humaniste séculier à l'Université Harvard, « Ne faites pas aux autres… est un concept qu'essentiellement aucune religion ne rate entièrement. Mais aucune de ces versions de la règle d'or n'a besoin d'un Dieu ».
  6. Islam : « Aucun d'entre vous ne croit vraiment tant qu'il n'aime pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. » – Mahomet (570-632), Hadith 13 de al-Nawawi ;
  7. Jaïnisme : « Rien qui respire, qui existe, qui vit, ou qui a l'essence ou le potentiel de la vie ne devrait être détruit ou dirigé, ou subjugué, ou blessé, ou dénié son essence ou son potentiel. Pour renforcer cette vérité, je vous pose une question : est-ce que le désespoir ou la douleur sont quelque chose de désirable pour vous ? Si vous répondez oui, ce serait un mensonge. Si vous répondez non, vous exprimez la vérité. Juste comme le désespoir et la douleur ne sont pas désirables pour vous, il en est de même pour tout ce qui respire, ou existe, vit ou a l'essence de la vie. Pour vous et pour tous, ceci n'est pas désirable, et douloureux, et répugnant. » ;
  8. Judaïsme : « Tu ne te vengeras pas, ou tu ne porteras aucun grief contre les enfants de ton peuple, tu aimeras ton prochain comme toi-même : Je suis le seigneur. » – Torah, Lévitique 19:18. (environ -538/-332) ; cette règle est ainsi présentée par Hillel (vers le début de l'ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth) : « Ce que tu ne voudrais pas que l'on te fît, ne l'inflige pas à autrui. C'est là toute la Torah, le reste n'est que commentaire. Maintenant, va et étudie. » – Talmud de Babylone, traité Shabbat 31a, à un homme qui lui demande de lui expliquer le sens de la Torah, « le temps de rester debout sur un pied » ;
  9. Philosophie en Grèce antique : « Ne fais pas à ton voisin ce que tu prendrais mal de lui » – Pittacos de Mytilène (-640/-568) et « Évite de faire ce que tu blâmerais les autres de faire » – Thalès (-624/-546)
  10. Taoïsme : « Regarde le gain de ton voisin comme ton propre gain, et la perte de ton voisin comme ta propre perte » T'ai Shang Kan Ying P'ien, « Le sage n'a pas d'intérêt propre mais prend les intérêts de son peuple comme les siens. Il est bon avec le bon ; il est également bon avec le méchant, car la vertu est bonne. Il est croyant avec le croyant ; il est aussi croyant avec l'incroyant, car la vertu est croyante. » – Dao De Jing (environ 600 av. J.-C), Chapitre 49 ;
  11. Zoroastrisme : « La nature est bonne seulement quand elle ne fait pas aux autres quoi que ce soit qui n'est pas bon pour soi-même. » – Dadistan-i-Dinik 94:5 (environ -700) ;
  • Évolution historique

Il n'y a donc pas d'origine unique ou de filiation simple entre ces différentes attestations : la notion est présente dans toutes les cultures et religions. Ensuite, le principe émerge de façon progressive dans les réflexions et pratiques sociales :

Sous une forme primitive, il est formulé par la loi du talion. Celle-ci est un progrès dans la mesure où elle s'oppose à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance n'est pas condamnée mais doit être « juste » : « Ne fais aux autres que ce qu'ils t'ont fait » ; un développement important se produit avec le Christianisme :

Le principe de réciprocité est complété par le principe de non-agression : « Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends-lui la joue gauche » (ce qui est un appel à ne pas se mettre au même niveau moral, mais n'exclut pas la sanction pénale),
Le principe même de réciprocité est dépassé pour déboucher sur l'idée d'actions dépourvues de toute idée de retour : « Aime ton prochain comme toi-même » ou « Ce que vous ferez au plus petit, c'est à moi que vous le ferez » ;

Origène considère cette maxime comme étant l'expression de la loi naturelle, ce qui sera repris par tous les Pères de l'Église, particulièrement Jean Chrysostome ou Saint Augustin d'Hippone qui proclame : « Aime et fais ce que tu veux ». Luther, suivi en cela par tous les grands réformateurs, reprend cette doctrine.

  • La « Golden Rule »

La « Golden Rule » (ou Règle d'Or) est formulée au XVIIe siècle en Angleterre :

  • En 1615, par Thomas Jackson, grand théologien et prédicateur anglican.
  • En 1671, lorsqu'un ouvrage est pour la première fois consacré entièrement à ce thème, sous la plume de Benjamin Camfield.

Hans Reiner (1896-1991), philosophe allemand, propose de distinguer différentes formulations de la « Golden Rule » :

la règle d'empathie qui part de nos désirs ou de nos craintes : « Ce que tu redoutes ne le fais pas à autrui ; ce que tu désires qu'il te soit fait, fais-le toi-même pour les autres » ;
la règle d'équité qui part de nos jugements de valeur : « Ce que tu reproches à autrui, ne le fais pas toi-même ; comme tu juges qu'autrui devrait agir à ton égard, agis toi-même vis-à-vis de lui ».

L'interprétation du terme s'enrichit :

Cette éthique n'a aucun sens si elle est prise sans empathie, c'est-à-dire sans prendre en compte les besoins et les sentiments de l'autre personne. Une autre façon de l'exprimer serait : « Traite les autres comme tu voudrais être traité si tu étais à leur place. ». C'est pourquoi certains l'appellent plutôt « l'éthique de réversibilité » ;
Ce n'est donc pas une règle pour imposer un système de pensée particulier, ce qui serait une action non éthique. Elle implique la tolérance et l'universalisme (une application de cette règle à tous les hommes et pas seulement au groupe dont on fait partie, l'ingroup).

La « Golden Rule » est utilisée comme un slogan anti-esclavagiste par les quakers, lorsqu'ils découvrent le sort des Noirs en Amérique. Cela explique peut-être son succès ultérieur aux États-Unis où elle donne lieu à une abondante littérature, y compris dans le domaine du management (Arthur Nash, J.C. Penney) et même de la politique [voir les discours présidentiels de John Kennedy contre la ségrégation raciale (1963) et de Barack Obama au Caire (juin 2009) ou à Oslo (décembre 2009)].

  • L'éthique de la réciprocité selon Thomas Nagel

Dans les années 1970, le philosophe américain Thomas Nagel propose de penser l'altruisme de façon objective, sur la base d'une éthique de la réciprocité

          - Dépasser la pitié et le spectacle de la souffrance

« L'altruisme apparaît comme une capacité inhérente à la nature humaine de suspendre la considération exclusive de son bien-être à la vue de la souffrance d'autrui. Selon Rousseau, il existe une émotion fondamentale, la pitié, qui tempère l'ardeur que l'homme a pour son bien-être par une répugnance innée à voir souffrir son semblable.(…) La pitié est ainsi pour Rousseau la plus parfaite réfutation de la thèse de Mandeville selon laquelle les vices privés suffiraient à engendrer les vertus publiques. Toutefois, l'altruisme ainsi défini (…) n'est que sa suspension momentanée dans des circonstances toujours particulières. (…) l'amour propre a vite fait de reprendre le dessus dès que le spectacle perd en intensité. (…) Autrement dit, l'amour de soi se cache derrière le sentiment de la pitié. »

         - Dépasser le jugement moral

« S'il faut substituer une approche rationaliste à une approche esthétique de l'altruisme, il faut comprendre en quel sens un argument moral est susceptible de fournir une motivation. Nagel retient de l'impératif catégorique kantien l'idée selon laquelle un jugement moral constitue en lui-même une motivation suffisante de l'action et rejoint le kantisme sur deux points : rejet des systèmes moraux qui font découler les principes de moralité d'une motivation antérieure à l'éthique ; importance de la conception métaphysique de la personne, analogue au principe kantien de liberté pratique. (…) Nagel réunit ces points et développe une certaine conception de soi qui lui permet d'expliquer l'intérêt qu'un agent peut trouver à agir par altruisme, indépendamment de toute autre considération »

  • La réciprocité comme critère objectif de l'altruisme

Pour Nagel, la formulation « ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fais pas à autrui » semble restreindre le champ de l'éthique à une considération de prudence : « Si je veux éviter représailles et sentiment de culpabilité, il vaut mieux que j'évite de faire subir à autrui des comportements dont je ne souhaiterais pas moi-même être la victime. (…) » Et d'ailleurs pour « éviter représailles et mauvaise conscience » ne suffirait-il pas de prendre un garde du corps et un anxiolytique ?
« Dire qu'une raison d'agir est objective, c'est dire que la fin de l'action est susceptible de valoir pour tous les agents qui se trouvent dans la même situation. Lorsque l'on se soucie de réciprocité, notre raison d'agir est objective car n'importe qui devrait agir comme nous le faisons. (…) Au lieu de mettre autrui à notre place en lui prêtant nos sentiments, il s'agit bien pour nous de nous mettre à sa place en appliquant la règle de réciprocité. (…) Autrement dit, quand nous compatissons aux malheurs d'autrui, nous prêtons à ce dernier notre capacité de sentir. Quand nous jugeons en termes de réciprocité, nous jugeons nos actions comme autrui le ferait.»

Ainsi selon Nagel, l'égoïste est « celui qui reformule toutes les maximes de ses actions à la première personne du singulier.» L'altruiste, « à l'inverse reformule toutes ses actions à la troisième personne du singulier. (…)»


« L'argument de la réciprocité suppose qu'un agent soit capable d'agir selon des raisons qui ne valent pas seulement pour lui, mais pour n'importe quel agent. (…) Alors qu'un égoïste, s'il en existe, serait forcé de ramener toutes ses raisons d'agir à ses désirs et à ses intérêts, ne reconnaissant même pas l'intérêt qu'autrui pourrait avoir à lui venir en aide, l'altruiste procède en sens inverse des raisons subjectives que nous connaissons tous, vers les raisons objectives qui conduisent une personne parmi d'autres à prendre intérêt à quelque chose ou à quelqu'un ».

08 juillet 2019

Herbier, les plantes qui soignent - La Shatavari

Shatavari - Asparagus racemosus

Shatavari Asparagus racemosus

La Shatavari, une Panacée au féminin

Bien que recensée parmi les aphrodisiaques, en réalité la Shatavari est avant tout un remède offrant de décupler certaines facultés d’adaptation de l’organisme. Faisant partie des rares plantes à avoir le privilège d’être autorisée, et même conseillée aux femmes enceintes, elle favorise la lactation, apaise les troubles menstruels, se rend utile en cas de ménopause et sera tout autant préconisée pour les hommes atteints de faiblesse générale, de troubles de la libido ou pour favoriser la production de spermatozoïdes. Bref, une complémentation indispensable à celles et ceux qui attendent un enfant ou souhaitent en avoir un, mais également une médecine tout terrain à conserver précieusement dans sa pharmacie naturelle…

Shatavari plante des femmes : fécondité, grossesse, ménopause, fausse couche, syndrome prémenstruel...

La Shatavari, Asparagus racemosus que l’on appelle également le cerisier d’hiver, et qui en indien signifie « l’amie des femmes », n’est en fait pas moins que la cousine européenne d’une plante potagère que nous connaissons fort bien : Asparagus officinalis… l’asperge ! Cependant, bien que la Shatavari possède elle aussi des vertus diurétiques, elle va bien au-delà de ces simples propriétés.

D’une action spécifique à un pouvoir global

Plante des femmes ?

Oui, nul doute que cette plante grimpante ou rampante, pouvant atteindre plusieurs mètres de long, aux feuilles ressemblant aux aiguilles de pin et dont les minuscules fleurs apparaissent par petits épis, est une puissante alliée pour :

  • réguler et atténuer les troubles induits par le syndrome prémenstruel, qui entraîne de nombreuses manifestations parfois difficiles à vivre : altérations de l’humeur, irritabilité, agressivité, tendance dépressive, léthargie, rétention hydrique, œdème, prise de poids, tension mammaire, maux de tête, vertiges, palpitations, ballonnements, constipation, nausées, pesanteur pelvienne, lombalgies
  • améliore la fécondité en tant que tonique utérin
  • assurer une lactation abondante aux mères allaitantes, effet attribué à une action de libération de corticostéroïdes ou à une augmentation de la prolactine, hormone déclenchant la sécrétion lactée après l’accouchement
  • rééquilibrer les hormones et ainsi normaliser les dysfonctionnements liés à la ménopause, dont les symptômes peuvent être multiples : bouffées de chaleur dues à une instabilité vasomotrice, nervosité, insomnie, vertiges, palpitations, lassitude générale, prise de poids, sécheresse vaginale, dépression, angoisse de vieillir, ostéoporose, fléchissement de la libido
  • tout en stimulant le désir…

De façon préventive, son action générale sur le système reproducteur féminin l’indique tout spécialement en cas de risque de fausse couche. Ce sont les griffes, c’est à dire l’ensemble de la partie souterraine de la plante comprenant à la fois les racines et les rhizomes, qui sont utilisées dans la médecine ayurvédique, et que l’on appelle parfois « ginseng des femmes ».

Et c’est à des principes actifs tels que glycosides, saponines, isoflavones et mucilage, qu’elle tient ses propriétés si spécifiques. Toutefois, « la plante aux mille amants » des légendes apportera également son soutien aux hommes souffrant d’une faible fécondité spermatique et d’apathie sexuelle.

Les applications médicinales de la Shatavari

Comme c’est le cas d’autres Panacées, la Shatavari tire sa réputation de sa capacité à combiner un nettoyage en profondeur de la sphère digestive à d’autres mécanismes salutaires.

Tout comme sa cousine, elle est diurétique, mais aussi :

  • antispasmodique,
  • cardiorégulatrice (qui assure la régulation cardiaque),
  • adoucissante (capable de diminuer la douleur ou l'irritation),
  • digestive,
  • légèrement laxative,
  • sédative,
  • et tonique (aide à retrouver un certain niveau de tonicité, soit au court terme (café), soit au long terme et d’une manière plus stable (adaptogènes).

Petite parenthèse sur son aspect tonique qui n’a absolument rien à voir avec l’énervement fébrile qu’apporte la caféine du café, au contraire la Shatavari favorisera tout aussi bien le tonus intellectuel que physique tout en équilibrant le système nerveux. Par ailleurs, certains chercheurs ont eu l’opportunité de valider l’utilisation ayurvédique ancestrale visant à soulager les ulcères gastriques et les troubles digestifs fonctionnels.

Bien qu’elle n’ait pas directement de propriété anti-acide, la réduction de sécrétions acides qu’elle induit pourrait être liée au rôle bénéfique qu’elle joue sur la muqueuse gastrique.

Grâce à cette activation des défenses naturelles de la sphère gastrique, la Shatavari est à la fois préventive et curative en cas d’ulcères, soulageant rapidement et durablement la douleur et les sensations de brûlure de l’ulcère duodénal.

D’autres hypothèses scientifiques évoquent une amélioration :

  • de la durée de vie des cellules mucosales,
  • du mucus et d’autres substances à la base de l’ulcère protégeant l’organisme de ses effets corrosifs,
  • de la sécrétion de prostaglandines protectrices de l’estomac.
  • Enfin, les propriétés immuno-modulatrices de la Shatavari permettraient de lutter contre les septicémies abdominales.

Les modes d’emploi de la Shatavari

Comme le Neem et bien d’autres, la Shatavari accompagne souvent les Indiens au plus près de leurs demeures, jardins et lieux publics. Et pour cause, puisqu’en plus d’agrémenter la mythologie locale, la Shatavari, comme une appréciable liste d’autres compléments ayurvédiques, favorise une automédication éclairée aussi simple que la cueillette et la préparation de quelques aromates.

En l’occurrence, il est ici question de déterrer les racines se développant en de nombreuses tiges et rhizomes que l’on pourrait comparer à de longues pousses de bambou ou des asperges boisées, formant une impressionnante racine plus dense que la Mandragore et le Minseng réunis. Les racines et rhizomes sont ensuite nettoyés et broyés en poudre, puis absorbés sous différentes formes :

  • on pourra mélanger cette poudre dans du ghee, non pas les formules pseudo ayurvédiques vendues dans la plupart des commerces, mais le véritable ghee qui est un beurre clarifié, longuement cuit à très basse température pendant trois jours, dans le but d’en conserver les propriétés et de créer une alchimie très spéciale
  • ou encore en agrémenter le jus matinal de fruits, de légumes ou d’herbes
  • ou plus particulièrement en cas d’ulcère et de troubles digestifs fonctionnels, l’utiliser sous forme de décoction.

Si la prise directe de Shatavari est déconseillée aux enfants et adolescents en raison de l’accroissement de la libido qu’elle provoque, en revanche on l’a dit, elle est traditionnellement prescrite aux femmes enceintes pour fortifier le futur bébé et éviter les fausses couches.

RAPPEL : Une formule spagyrique avec des plantes de source sauvage s'avère efficace entre 72 heures et 96 heures (3 cycles circadiens), contre 2 à 6 semaines pour une préparation classique du commerceRappellons également que seules les synergies de plantes médicinales sont capables d'apporter les bienfaits recherchés et d'accomplir le travail thérapeutique visé. Aucune plante isolée ne peut contenir la solution !

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02 juillet 2019

Découvrez nos extraits oléiques - les huiles des gourmets

Nous le proclamons haut et fort : la nourriture devrait toujours l'emporter sur le médicament, car nous sommes persuadés que nous sommes ce que nous mangeons et que notre potentiel santé est directement lié avec notre alimentation.

Soucieux du bien-être de ceux et celles qui nous suivent (vous êtes plus de 2500 à suivre notre blog) et plusieurs centaines à chercher régulièrement des réponses à vos questions auprès de Paul, nous avons décidé de mettre au point une gamme d'huiles gastronomiques pour votre bien-être. Ces huiles s'utilisent avant tout dans une cuisine macrobiotique concoctée avec conscience et avec des ingrédients de la plus grande qualité. Moins l'aliment est transformée, plus il est d'interêt pour l'organisme sur le plan nutritif. Faites l'impasse sur les calories vides, et réconciliez-vous avec les choses simples, mais saines.

©Alchimistes Gastronomiques_extraits oléiques

Découvrez notre travail et nos extraits oléiques sur notre nouvel blog. N'hésitez pas à nous transmettre vos suggestions et idées, car c'est dans la partage que réside le savoir.

Faites-vous du bien, faites-vous plaisir !

Extrait oléique - Ail noir - Les Alchimistes Gastronomiques

L'origine de l'ail noir est controversée. Selon certaines sources, il serait né en Corée il y a plus de 4 000 ans. Selon d'autres, au Japon. Quoiqu'il en soit, l'ail noir est un ingrédient très prisé dans la cuisine de l'Asie de l'Est, notamment au Japon où il est considéré comme un alicament (aliment/médicament).

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