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16 février 2022

Laissez votre nourriture être votre premier médicament.

 

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« αφήστε το φαγητό σας να είναι το πρώτο σας φάρμακο »

Laissez votre nourriture être votre premier médicament.

...oui, mais !

Introduction et premiers éléments de constatations

Nos comportements nutritionnels ont un impact sur notre santé. Certains aliments ou familles d’aliments ont d’ailleurs des vertus que la science reconnaît formellement. De là à mélanger les genres, certains n’hésitent pas à franchir le pas.

« Que ton aliment soit ton seul médicament ». Cette citation, qui serait attribuée à Hippocrate, est mon point de départ.

Différentes formulations circulent sur Internet. Selon les sources, j’ai recensé par exemple les formulations suivantes :

  • Que ta nourriture soit ton premier médicament
  • Que ton alimentation soit ton seul médicament
  • Que ton aliment soit ton médicament
  • Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture
  • Que ton aliment soit ta seule médecine

La formulation de la citation, selon les utilisateurs, n’est pas homogène. Si on entre cette citation dans un moteur de recherche Internet, que trouve-t-on ?

Sur les 30 premières occurrences on trouve :

  • 53 % de sites l’utilisant simplement comme titre ou bandeau ;
  • 40 % de sites traitant de régime « santé » avec une pathologie identifiée (régime anti cancer, etc.) ;
  • 16 % de sites type blog personnel ou journalistique ;
  • 10 % de sites de naturopathie et santé au « naturel » ;
  • 6 % de sites traitant de régime d’exclusion (anti lait, anti viande, anti gluten, etc.) ;
  • 3 % de sites de végétalisme et crudivorisme ;
  • 3 % de sites de psychologie ;
  • 3 % de sites faisant la promotion d’un marché bio ;
  • 3 % de sites de médecine indienne ;
  • 3 % de sites « d’éveil personnel » ;
  • 3 % divers

Précision : ces données n’ont pas vocation à être représentatives statistiquement. Il s’agit de simples données brutes. Les constats établis à partir de ces 30 sites n’ont pas vocation à être généralisés ou à servir pour établir des corrélations, d’autant plus que la recherche par la citation introduit déjà initialement un biais.

 

  1. Des sites assez hétéroclites et multidisciplinaires citent la phrase suivante : « des promoteurs pour un marché bio en passant par la psychologie, l’éveil personnel etc ». ;
  2. Les sites de naturopathie, médecines naturelles, régimes d’exclusion et régimes dit « santé » constituent plus de la moitié des sites trouvées ;
  3. Plus de la moitié des sites l’utilisent simplement comme titre ou comme bandeau.

On se retrouve donc devant une citation déclinée en plusieurs versions, quelquefois accolée sur un site comme un simple bandeau, des sites assez hétérogènes mais avec une tendance régimes d’exclusion ou régimes particuliers.

Problématique : comment et pourquoi les aliments deviennent des médicaments et avec quelles conséquences ?

 

      I.             La citation d’Hippocrate et son contexte

La vie d’Hippocrate (île de Cos 460-Larissa, Thessalie, vers 377 avant J.-C.) reste très mal connue. Il fait figure de père de la médecine, considéré comme un excellent clinicien, qui a consigné des observations rigoureuses. Son nom recouvre en fait l'œuvre d'une école médicale qui, sous le double signe du rationalisme et de l'observation, établit une approche du corps humain affranchie de considérations religieuses ou magiques. Si ses théories semblent actuellement obsolètes, certaines de ses descriptions cliniques sont toujours valables.

L'école hippocratique a été influencée par la théorie des quatre éléments qui postule que toute matière est constituée d’un mélange de quatre éléments primordiaux l'Eau, la Terre, l'Air, le Feu. En reprenant une vieille conception grecque qui établissait une correspondance entre le microcosme et le macrocosme, le corps humain étant le reflet en miniature de l'univers, Hippocrate professait que le corps humain était constitué de quatre humeurs qui sont la transposition organique de chacun des éléments fondamentaux.

Hippocrate reconnaît dans l'organisme quatre liquides fondamentaux, appelés humeurs: le Sang, le « Phlegme », la Bile jaune et la Bile noire.

Pour lui, la santé résulte d'un équilibre entre ces humeurs.

La maladie apparaît quand un déséquilibre s'installe au profit de l'une d'elles et le médecin doit alors rétablir l'équilibre. Il est donc nécessaire d'avoir un mode de vie et une alimentation qui permettent de conserver cet équilibre ou qui compensent les déséquilibres liés aux saisons ou à l'âge des patients.

Dans la diététique hippocratique, on classe les aliments en fonction de leur correspondance avec l’un ou l’autre des quatre éléments : l'Eau, la Terre, l'Air, le Feu qui correspondent à quatre tempéraments définis par la théorie des humeurs.

Chaque aliment est classé en fonction de ses qualités qui s'échelonnent en quatre degrés sur deux axes principaux :

  • « chaud et froid »,
  • « sec et humide », accessoirement selon les axes
  • « doux et amer »,
  • « cru et cuit »

L'ail est chaud, laxatif et diurétique, bon au corps, mauvais pour les yeux, car en imposant au corps une purge considérable, il affaiblit la vue. Il est laxatif et diurétique, vu son caractère purgatif. Il est plus faible bouilli que cru. (II, LIV, 1, Hippocrate, Du Régime)

Le savoir diététique à l’époque de cette citation est donc qu’il faut consommer un aliment correspondant à l’humeur manquante pour rétablir l’équilibre. On peut concevoir aisément dans ce contexte l’usage d’un aliment comme « médicament »

Le médecin hippocratique se méfie des fruits et des légumes crus : il recommande de cuire les aliments. Paradoxal quand on voit que la citation d’Hippocrate est quelquefois associée à des sites prônant le crudivorisme.

Bien que désormais obsolètes, ces concepts qui ont largement dominé la médecine en Occident pendant plus de mille ans ont laissé des traces dans la culture populaire.

Les termes lymphatique, flegmatique, mélancolique, colérique sont toujours employés pour désigner des caractères, bien qu’on ne sache plus précisément à quoi ils font référence. Cette tradition apparaît également dans certaines pratiques culinaires (manger du melon avec du jambon cru par exemple) ou dans certains conseils diététiques de nos grands-mères (ne pas boire en mangeant).

À l’époque d’Hippocrate, on ne raisonnait pas en nutriment mais en humeur et dans ce contexte, la notion d’aliment comme « médicament » avait son sens.

La citation qui lui semble unanimement attribuée est : « QUE TON ALIMENT SOIT TA SEULE MEDECINE ». Pour les autres citations je n’ai pas trouvé de références.

À noter qu’on ne parle déjà plus de médicaments dans cette citation mais d’aliment.

Alors pourquoi associer aliment et médicament ?

Pour souligner une opposition à la pharmacologie ? Pour associer l’antique au moderne et ainsi revêtir de l’habit scientifique moderne d’anciennes croyances ?

Cette citation d’Hippocrate s’inscrit dans un contexte médical désormais obsolète.

 

   II.            De la notion d’aliment et de médicament

 

1-L’aliment

L’aliment est défini dans l’article 2 du règlement (CE) n°178/2002 comme une «substance ou produit destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d’être ingéré. (…) Ce terme ne recouvre pas les médicaments au sens des Directives 65/65/CEE et 92/73/CEE ».

Cette définition, avec la notion de « raisonnablement susceptible d’être ingéré » nous interpelle sur la notion de comestibilité dont l’étendue de signification va de mangeable à gastronomique. Si l’on s’en tient à l’idée d’une « denrée alimentaire », beaucoup de choses peuvent être mangés, des feuilles d’arbres en passant par les hirondelles etc. Évidemment pour diverses raisons nous ne mangeons pas toutes les choses dites comestibles.

La directive 2000/13/CE interdit de manière générale l'emploi d'informations qui induiraient l'acheteur en erreur ou attribueraient aux denrées alimentaires des vertus médicinales.

L’article 2 précise que l'étiquetage et les modalités selon lesquelles il est réalisé ne doivent pas (…) attribuer à une denrée alimentaire des propriétés de prévention, de traitement et de guérison d'une maladie humaine, ni évoquer ces propriétés.

À cet effet, l’article 8 alinéa 3 du règlement (UE) n°1169/2011 indique que les informations sur les denrées alimentaires n’attribuent pas à celles-ci des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine, ni n’évoquent de telles propriétés.

D’un point de vue réglementaire, un aliment n’est pas un médicament.

2-le Médicament

Le médicament répond à une définition juridique précise qui a été explicitée par une jurisprudence abondante.

Le médicament est défini à l’article L5111-1 du Code de la santé publique comme une «substance ou composition possédant des propriétés curatives ou préventives». Qui dit médicament, dit concentration en principe actif, excipient et généralement autorisation de mise sur le marché.

L’objectif du médicament est de restaurer ou modifier une fonction physiologique en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique.

On distingue les médicaments par fonction et les médicaments par présentation. Le statut de ces derniers est plus difficile à établir. Du fait de leur présentation ou de leur composition, des produits peuvent être considérés réglementairement comme des médicaments. Citons comme exemple les produits diététiques associés à des indications thérapeutiques.

Lorsque, au regard de l’ensemble de ses caractéristiques, un produit est susceptible de répondre à la fois à la définition du médicament et à celle d’autres catégories de produits régies par le droit communautaire ou national, il est, en cas de doute, considéré comme un médicament.

Des procès se succèdent en effet depuis des années concernant des produits dits « frontière » pour savoir s'ils sont ou ne sont pas des médicaments. Ils permettent de différencier le médicament d'un grand nombre d'autres produits qui voudrait tirer avantage de son « auréole » sans pour autant se soumettre aux conditions drastiques imposées par la loi et requises pour bénéficier de son statut.

Un avis de la Cour de justice de la Communauté européenne rappelle qu’un produit qui a des propriétés bénéfiques pour la santé, mais qui ne procure aucun bénéfice pour la santé par rapport à la consommation de ce produit à l’état naturel, ne répond pas aux critères de qualification du médicament.

La qualification de « médicament » impose au fabricant du produit concerné le respect de la législation et de la réglementation pharmaceutiques (preuves scientifiques des allégations thérapeutiques, procédures d'assurance qualité, réglementation). Le médicament n’est pas un produit de consommation comme les autres. Aucun médicament n’est sans risque et tous les médicaments ont des effets secondaires. C’est pourquoi le médicament est soumis à une réglementation stricte et il est très important d’en faire bon usage.

 

      III.            Mise en perspective et discussion

 

Un aliment ne peut pas être assimilé à un médicament. L’aliment ne relève pas de la démarche scientifique du médicament.

La question à se poser : est-ce qu’un aliment peut restaurer ou modifier une fonction physiologique en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique ?

Un aliment est certes constitué également de plusieurs molécules mais pas à des concentrations définies et surtout en interaction avec pléthores d’autres molécules.

Dans le cas des aliments, ces molécules portent un nom : les nutriments, terme qui n’est pas utilisé pour les médicaments.

Les nutriments sont définis dans le règlement (CE) n°1924/2006 à l’article 2 comme

  • les protéines,
  • les glucides,
  • les lipides,
  • les fibres alimentaires,
  • le sodium,
  • les vitamines et
  • les sels minéraux.

Nous aurons l’occasion ultérieurement de revenir sur ce règlement.

 

Éléments de discussion :

  • un aliment étant un ensemble de divers nutriments, peut-on réduire celui-ci uniquement à un seul de ses nutriments, à une seule de ses substances actives ?
  • quelle est l’incidence des autres molécules de cet aliment sur la propriété active de la dite molécule ?
  • n’est-il pas paradoxal de voir l’approche nutriment associée à la citation d’Hippocrate alors que l’approche nutriment a remplacé la théorie des humeurs? Je ne peux m’empêcher de penser au mode d’alimentation dit paléolithique qui colle de l’ancien sur du moderne.
  • certaines substances dans les aliments peuvent avoir des propriétés actives. Mais à partir de quelle quantité d’aliment ingéré ?
  • Si je prends plusieurs fois le même aliment, la concentration de la substance active sera-t-elle la même dans chacun d’entre eux ?

 

En fait, l'alimentation est très complexe. On ne peut donc pas l'assimiler à toute à une série de nutriments que l'on pourrait doser au milligramme et au nombre de gouttes à prendre chaque jour.

Il peut y avoir également des interactions imprévues entre les aliments et les médicaments. Certains aliments peuvent accentuer les effets indésirables ou diminuer l’efficacité d’un traitement médicamenteux.

Les interactions entre médicaments et aliments, lorsqu’elles existent, sont clairement indiquées dans la notice. Pour un médicament concerné par ce type d’interaction, la notice mentionne les aliments à éviter et la nature du risque encouru. Une lecture attentive de la notice des médicaments est nécessaire pour bien suivre un traitement médicamenteux.

 

Utiliser un aliment comme un médicament, c’est compliqué, hasardeux et parfois dangereux.

 

         IV.            De la confusion et de la nécessité de catégoriser

 

1 Soigner et prévenir

L’OMS donne comme définition de la médecine la somme des connaissances, des compétences utilisées pour diagnostiquer, traiter, guérir et prévenir. Donc la médecine ne fait pas que traiter, elle vise aussi à prévenir.

Il convient donc d’abord de définir la notion de prévention. Pour l’OMS, il existe 3 types de prévention :

  1. Prévention primaire : actions visant à réduire la fréquence d'une maladie ou d'un problème de santé dans une population saine, par la diminution des causes et des facteurs de risque.
  2. Prévention secondaire : actions visant à la détection et au traitement précoce d'une maladie ou d'un problème de santé. La prévention secondaire consiste à identifier la maladie ou le problème de santé à son stade le plus précoce et à appliquer un traitement rapide et efficace pour en circonscrire les conséquences néfastes.
  3. Prévention tertiaire : actions visant à réduire la progression et les complications de la maladie avérée ou d'un problème de santé. Elle consiste en mesures destinées à réduire les incapacités, les invalidités et les inconvénients et à améliorer la qualité de vie. La prévention tertiaire constitue un aspect important des soins médicaux et de réhabilitation.

Au vu de ces éléments, on peut mettre principalement l’alimentation dans la catégorie de la prévention primaire.

Il s’agit donc de diminuer les causes et les facteurs de risque sans oublier qu’ils ne peuvent être raisonnablement égal à zéro et donc que « l’aliment miracle » est une vue de l’esprit. L’alimentation s’inscrit aussi dans la prévention tertiaire dans les cas notamment d’intolérance et d’allergie alimentaire.

Ces notions de prévention primaire ne doivent pas être confondues avec la notion d’hygiène qui est la partie de la médecine qui étudie les moyens individuels et collectifs, les principes ou les pratiques qui visent à préserver ou favoriser la santé. L'hygiène de vie désigne le fait pour une personne de respecter ...de manière volontaire... ces principes ou ces pratiques.

La prévention primaire dans laquelle s’inscrit également l’alimentation est englobée dans l’hygiène. Mais il faut garder à l’esprit que l’alimentation a aussi une dimension culturelle et donc touche aussi à l’hygiène de l’esprit, pas seulement à l’hygiène du corps. Lorsqu’un aspect est complètement négligé au profit de l’autre, des dérives peuvent s’installer.

Il convient également de définir la notion de « soigner ». Le dictionnaire Larousse indique les sens suivants :

  • procurer les soins nécessaires à la guérison, à l'amélioration de la santé de quelqu'un. Essayer de faire disparaître une maladie, de l'éliminer par des soins, des remèdes. On est ici dans une démarche curative.
  • être attentif à son bon état, à son aspect, à sa propreté ou à son bon fonctionnement. On est déjà ici dans une notion plus subjective mais en aucun cas dans un contexte de pathologie, mais d’avantage dans une approche préventive. On retombe sur la notion de prévention primaire.

Si je devais reformuler la citation d’Hippocrate « que ton aliment soit ta seule médecine » dans le contexte actuel, » au vu de ces définitions : cela donnerait :

« Que ton aliment soit un moyen de prévention pour diminuer les causes et facteurs de risque de certaines maladies, dans le cadre d’une bonne hygiène ».

C’est nettement moins vendeur et surtout plus besoin d’invoquer la médecine et les médicaments.

Voilà en parallèle ce que dit le PNNS : « Il est vrai que nous construisons notre santé avec notre alimentation.»

Mais parler d’Hippocrate fait plus « naturel », plus authentique et le titre de « père de la médecine » a de quoi séduire et sonne scientifique. Un retour vers le temps, plus proche du « paradis originel ».

2 Les maladies liées à la nutrition

Ce sont des maladies dues à un déséquilibre de l'alimentation, soit par excès (de sucres, de protéines, de lipides, de vitamines...) soit par défaut pouvant avoir des répercussions sur l'état de santé (rachitisme, scorbut, diabète de type 2, etc.). Il y a clairement un lien qui existe entre certains comportements alimentaires et la survenue de maladies.

Dans certains cas de figures, le rétablissement de l’équilibre alimentaire permet de soigner la personne (La vitamine C, une alimentation riche en fruit et légume dans le traitement du scorbut par exemple). Néanmoins, les lésions consécutives à la carence peuvent être irréversibles.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on est ici en présence de pathologies particulières, dont le protocole médical de soin ne peut être généralisé pour n’importe quelle maladie.

Dans le cas des allergies, c’est l’éviction de l’aliment concerné qui permet d’éviter les symptômes.

Dans le cas des intolérances, diminuer les portions peut parfois s’avérer suffisant pour traiter les symptômes.

Dans tous les cas, un diagnostic médical préalable est indispensable. En aucun cas l’éviction de l’aliment ne permet de traiter l’étiologie de l’allergie ou de l’intolérance. Toute éviction alimentaire doit être supervisée par un professionnel de santé pour prévenir d’éventuel risque de carence.

3 Allégations et aliments : des dispositions cadrées

Les allégations font l'objet d'un cadre harmonisé à l'échelle européenne. Le règlement (CE) n°1924/2006 s’applique aux allégations nutritionnelles et de santé formulées dans les communications à caractère commercial, qu'elles apparaissent dans l'étiquetage ou la présentation des denrées alimentaires.

On appelle allégation tout message qui affirme, suggère ou implique qu'une denrée alimentaire possède des caractéristiques particulières.

On distingue plusieurs types d’allégations :

  • les allégations nutritionnelles affirment qu'une denrée alimentaire possède des propriétés nutritionnelles bénéfiques particulières de par l’énergie ou les nutriments qu’elle contient ; les allégations possibles sont indiquées dans une liste positive (annexe II du règlement 1924/2006)
  • les allégations relatives à la réduction d’un risque de maladie affirment que la consommation d'une catégorie de denrées alimentaires, d'une denrée alimentaire ou de l'un de ses composants réduit sensiblement un facteur de risque de développement d'une maladie humaine (article 14)
  • les allégations de santé autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie, comme le rôle d'un nutriment ou d'une autre substance dans la croissance, une fonction physiologique (circulation, etc.) (article 13)

Le règlement « Allégations » permet donc la mise en avant de la réduction d’un risque de maladie via l’amélioration d’un facteur de risque. Il sera ainsi interdit de dire «le produit X permet de lutter contre les maladies cardiovasculaires», mais autorisé d’alléguer «le nutriment X réduit le cholestérol sanguin. Une cholestérolémie élevée constitue un facteur de risque de développement d’une maladie cardiaque coronarienne »

  • L’article 3 indique que les allégations ne doivent pas affirmer, suggérer ou impliquer qu'une alimentation équilibrée et variée ne peut pas fournir des nutriments en quantité appropriée.
  • L’article 6 de ce règlement indique que les allégations reposent sur des preuves scientifiques généralement admises et sont justifiées par de telles preuves.

L'exploitant du secteur alimentaire qui fait une allégation nutritionnelle ou de santé justifie l'emploi de cette allégation.

Enfin, les allégations figurent sur des listes positives, après validation préalable par l’agence européenne de la sécurité des aliments.

Sont également interdites les allégations donnant à penser que s'abstenir de consommer la denrée alimentaire pourrait être préjudiciable à la santé.

On est loin de la guérison et des miracles promis mais toujours dans une démarche de prévention primaire

La réglementation interdit d’alléguer qu’un aliment permet de guérir d’une maladie.

 

   V.            Des exemples

 

1. Les compléments alimentaires

Le décret 2006/532 définit comme complément alimentaire une denrée alimentaire dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constitue une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés.

Ces produits complètent le régime alimentaire : ils ne viennent donc pas se substituer aux aliments courants.

Ces produits sont essentiellement constitués d’ingrédients ayant un effet nutritionnel ou physiologique (plantes, nutriments, autres substances…). À la différence des aliments classiques, les compléments alimentaires ne sont pas généralement constitués d’une matrice alimentaire c’est-à-dire d’une structure physique complexe associant notamment des macronutriments (glucides, lipides et protéines). Certaines formes de présentation (gélules, pastilles, comprimés, pilules etc.) rappellent par homologie la présentation d’un médicament. Afin de pouvoir commercialiser un complément alimentaire, le fabricant doit obligatoirement être déclaré à la DGCCRF. Le professionnel est responsable de la conformité des compléments alimentaires mis sur le marché avec les dispositions réglementaires en vigueur, tant en matière de sécurité que d’information du consommateur

Le même décret précise bien qu’on entend par substances à but nutritionnel ou physiologique : « les substances chimiquement définies possédant des propriétés nutritionnelles ou physiologiques, à l'exception des substances possédant des propriétés exclusivement pharmacologiques.»

Un complémentaire alimentaire n’est pas réglementairement un médicament.

Le critère de l’effet physiologique n’est pas spécifique au médicament.

En effet, le terme « fonction physiologique » ressort aussi bien du côté des médicaments que des compléments alimentaires.

Qu’entend-t-on par physiologie ?

L’encyclopédie médicale (vulgaris médical) nous indique que la physiologie humaine porte sur le fonctionnement des parties de notre corps autrement dit sur la façon dont celles-ci jouent leur rôle permettant ainsi le déroulement normal de la vie. Par conséquent, la nutrition s’inscrit dans cette définition.

Néanmoins, on distingue plusieurs types de physiologie dont la physiologie pathologique qui s'intéresse aux fonctionnements de l'organisme ou d'un de ces organes quand celui-ci présente un désordre. Autrement dit la physiopathologie permet de comprendre le mécanisme d'une maladie.

Donc on a d’un côté

  • une physiologie dite « normale » et de l’autre côté
  • une physiologie rencontrée dans un état pathologique.

On comprend ainsi l’idée du législateur dans le cas des compléments alimentaires en précisant que les substances ayant un effet physiologique n’incluent pas les substances possédant des propriétés exclusivement pharmacologiques.

Dans un cas on s’alimente, dans l’autre on se soigne dans le sens de guérir d’une pathologie.

L’usage de compléments alimentaires prescrit par un professionnel de santé s’envisage généralement dans certaines situations physiologiques pour pallier l’insuffisance éventuelle des apports journaliers en certains nutriments lorsque leur nécessité est avérée. On est donc ici le plus souvent dans une approche de prévention et non curative.

Il est clair qu’une carence peut affaiblir l’organisme et faire le lit de la maladie mais attention aux raccourcis simplistes : les compléments alimentaires n’empêchent pas systématiquement la survenue d’une maladie. Ce n’est pas parce qu’on en prend régulièrement que la maladie n’aura pas de chance de survenir, l’organisme sera simplement plus fort pour lui faire face. Ni Panacée, ni placebo, les compléments peuvent donc prévenir, voire soigner dans certains cas bien précis.

Il n’est pas rare que certains utilisateurs de ces produits soient « victimes » ensuite d’un déséquilibre alimentaire, pensant que compenser avec des compléments apportent les mêmes garantie qu’une alimentation équilibrée.

Aucun complément alimentaire ne permet de compenser l’apport de tous les nutriments inclus dans les aliments.

Cette confusion des genres peut s’avérer dangereuse (risque de surdosage toxique, fausse protection pour le consommateur, etc.) Les gens sont de plus en plus nombreux à les utiliser pour se soigner ou éviter de tomber malade. De manière générale, il est important de s’entourer des conseils d’un professionnel de santé lorsqu ‘on utilise ces produits et de respecter scrupuleusement les conditions d’emploi fixées par le fabricant, responsable de la sécurité des produits qu’il commercialise.

2. Les « super aliments »

Un mot à la mode lorsque l’on parle d’alimentation ou de santé. Pourtant, il n’en existe aucune définition technique.

Les quelques études scientifiques de ces produits menées sur l’être humain pèchent par leurs biais méthodologiques : nombre très restreint de participants et ni groupe placébo, ni répartition aléatoire, ni prise en compte des cofacteurs.

Si ces trop rares études affichent des résultats peu probants, les allégations marketing, elles, ne lésinent pas sur les prétendus effets miraculeux de leurs poudres magiques. Récemment d’ailleurs, des fabricants de jus de « super aliments » ont été condamnés aux États-Unis pour allégations mensongères.

Le problème, c’est que les super aliments n’en veulent pas qu’à notre portefeuille, mais ont des effets sur les pays producteurs. En 2009, le prix de certains produits avait augmenté de 60 fois en moins de dix ans. Autrefois aliment de base dans un pays, un produit peut devenir un luxe avec des risques de déséquilibres économiques et environnementaux entraînés par cette popularité et l’engouement soudain pour ces aliments du bout du monde.

Et c’est sans compter leur coût énergétique. Chaque année, près de 817 millions de tonnes d’aliments traversent les océans pour atterrir à notre table. Selon le Worldwatch Institute, le transport de nourriture est la source d’émissions de gaz à effet de serre qui connaît l’augmentation la plus rapide ces dernières années.

Certains produits présentent certes des propriétés antioxydantes exceptionnelles en laboratoire, mais est-ce le cas des produits commercialisés chez nous ? Leur transport et transformation peut leur fait perdre quantité de nutriments.

La réponse n’est pas à l’autre bout de la planète : elle est là, dans nos forêts, potagers et jardins. Elle est dans les anthocyanes de nos prunes, la quercétine de nos pommes et les isothiocyanates de nos choux. Et si l’on nous objecte que nos « superaliments » locaux sont moins concentrés en composés anti-cancer que les baies magiques de l’autre bout du monde, gageons qu’on avalera certainement davantage d’aubergines qu’une petite poudre à $400 le kilo…

Le directeur de l’Institut de Nutrition et de Technologie des Aliments de l’Université de Grenade avertit qu’il n’existe aucun aliment miraculeux, et rappelle que le seul secret pour jouir d’une bonne santé est « une diète adéquate, riche en fruits et en légumes, et la pratique habituelle d’exercice physique. »

Pour assurer une consommation équilibrée de nutriments nécessaires à une bonne santé, il est plus efficace de diversifier les aliments de notre régime alimentaire que de nous concentrer sur quelques aliments dits « super ». Ce qui implique notamment la consommation d’une plus grande quantité et d’une plus grande variété de fruits et légumes.

3. Les alicaments, nutricaments, aliments fonctionnels

Yogourts enrichis au bifidus actif, jus de fruits multivitaminés, céréales aux fibres de betterave, œufs aux acides gras Oméga 3, barres vitaminées, lait enrichi en fer et en calcium... Ces dernières années ont vu fleurir sur les linéaires de nos supermarchés une nouvelle sorte de denrées : les aliments fonctionnels ou alicaments.

Le Larousse indique qu’un alicament est un produit alimentaire dans lequel ont été introduits des éléments considérés comme particulièrement bénéfiques pour la santé.

Contraction des termes aliments et médicaments, ce terme est un néologisme de l’industrie agroalimentaire.

Certain sites parlent d’action positive sur la santé. Dans ce cas, je n’hésiterais pas à inclure également la raclette qui a peut être une action positive sur la santé morale après une journée passée à l’extérieur par de rudes conditions hivernales.

4. Les aliments qui renforcent le système immunitaire

Des centaines de produits promettent de "renforcer vos défenses" ou de "booster votre système immunitaire". Gelée royale, etc, l’imagination ne manque pas.

Alors que le conseil de bon sens serait d'éviter les carences au travers d'une alimentation saine, certains marchands de pseudo-remèdes ont inventé un concept aussi mensonger qu'efficace.

Pour l'heure, aucune étude épidémiologique n'a encore prouvé qu'un régime riche en antioxydants réduirait significativement le taux d'infections à telle ou telle bactérie. Aucun travail corroboré par la communauté scientifique n'a, plus généralement, démontré que la consommation d'un produit donné, par des personnes saines et sans carence, diminuerait statistiquement le taux de maladies contractées.

Tout praticien ou commerçant qui prétendrait stimuler votre système immunitaire alors que vous êtes en bonne santé, qui affirmerait pouvoir renforcer votre bouclier (à grand renfort de métaphores "énergétiques"), cherche juste à vous faire abaisser votre garde pour puiser dans votre porte-monnaie. Il s'agit d'ailleurs d'une excellente méthode pour distinguer un médecin et un pharmacien honnêtes des charlatans. Ce sont généralement les mêmes qui, aux lendemains des fêtes, cherchent à vous convaincre de la nécessité d'une cure détox.

 

   VI.            De l’origine de cette confusion

 

1. Le mythe du naturel

La popularité actuelle de la médecine dite "alternative" (il faudrait d'abord pouvoir définir ce que cela signifie !) en général, et les remèdes à base de plantes en particulier, repose sur plusieurs mythes communément acceptés dont le principal, le chef de file, est l'idée selon laquelle tout ce qui est "naturel" est bon.

Ces mythes, pourtant, ne tiennent pas face à un examen critique minutieux. Ils fleurissent parce qu'ils touchent à une corde sensible de la psychologie humaine.

Une autre revendication de la plupart des remèdes alternatifs est qu'ils reposent sur une connaissance voire une "sagesse" antique. La popularité de l'idée selon laquelle un âge d'or aurait eu une sagesse autrement plus importante qu'à notre époque, est révélateur d'un certain mécontentement et d'un ras le bol.

Ceci est sans doute une autre manifestation du manque de foi dans les technologies modernes à résoudre les problèmes du monde. Il y a environ 100 ans de cela, la révolution industrielle promettait une nouvelle utopie moderne.

L'optimisme cependant était prématuré, et aujourd'hui, nous avons une idée un peu plus réaliste de ce que la technologie peut ou ne peut pas faire et quel en est son coût.

Et de nos jours, les partisans de ces pratiques alternatives voudraient nous faire croire que ces "thérapies" ont survécu, et ont été utilisées depuis et pendant des milliers d'années, est une preuve de leur efficacité. Comment auraient-elles pu survivre, demandent-ils, si cela ne marchait pas ? Mais l'histoire nous montre que cette affirmation est totalement fausse. La théorie humorale de la maladie, par exemple, domina la médecine occidentale pendant 3000 ans jusqu'à l'avènement de la médecine scientifique. Les médecins occidentaux diagnostiquaient des déséquilibres dans les quatre humeurs : le sang, la morve, la bile verte et la bile noire. Ceux-ci traitaient ces déséquilibres avec des potions émétiques, des laxatifs ou la saignée. Les échecs répétés et fréquents de leurs traitements n'en réduisait pas leur foi en cette pratique.

2. La pensée magique par assimilation

Depuis des siècles, l’homme s’interroge sur les vertus des aliments et des boissons. Quatre cents ans avant Jésus-Christ, Hippocrate ne préconisait-il pas : « Que la nourriture soit la première médecine » ?

À force de vouloir être, l’homme entretient une relation pleine d’espoir avec l’aliment, qui va lui donner la force, l’allure, l’intelligence qu’il souhaite absorber. Puisque « l’on est ce que l’on mange », il suffit de le lui dire, et il le « croira ».

D’Hippocrate à François Rabelais, l’acte de manger et de boire a toujours été considéré comme chargé de nombreuses vertus, tant pour le corps que pour l’âme. Il y a donc toujours eu une alimentation liquide et solide, avec des rapports éternels entre magie et réalité.

Si ça ressemble, alors ça le devient. L’image devient l’égale de l’objet. Prenons l’exemple de la gelée royale. Produit de la ruche, la gelée royale est une substance blanchâtre et gélatineuse sécrétée par certaines glandes des jeunes abeilles nourricières. Elle est destinée à l’alimentation des larves au premier stade de leur développement et constitue le régime alimentaire exclusif des reines durant toute leur existence. La reine vit en moyenne 5 ou 6 ans, tandis que la vie active des ouvrières ne dépasse guère les 45 jours. Certains fabricants et distributeurs en profitent pour vanter les effets soi-disant miraculeux de leurs produits, une extrapolation douteuse. En effet, d’autres insectes croissent très rapidement sans gelée royale et la longévité des insectes ne relève pas des mêmes mécanismes que celle des humains. On est dans le domaine de la pensée magique par assimilation.

« Les choses qui se ressemblent sont en fait une seule et même chose », disait Frazer, anthropologue et spécialiste de la pensée magique. Sans aucun caractère raisonnable pour une telle hypothèse, si les choses sont ce qu’elles semblent être, voici le paradoxe d’une société qui, prisonnière du paraître et de la rapidité, se sert des représentations d’images et de mots comme seule vérité.

Selon certains chercheurs en sciences humaines, l’alimentation, par son processus d’incorporation de la nourriture, est une des activités humaines les plus propices à la pensée magique. Pour l’individu qui mange, l’aliment s’introduit alors à l’intérieur de l’organisme au sens matériel du terme, mais aussi au sens idéel. Le mangeur moderne serait alors aux prises de son imagination et d’une certaine pensée magique. Cette pensée proviendrait de représentations magiques plus personnelles, mais aussi de celles véhiculées par la publicité, relayées par les médias. Il est par exemple évident que certains publicitaires jouent sur le côté « potion magique » du produit. Dans la publicité qui passe à la télévision, une fois que la potion est avalée, la personne trouve immédiatement un autre éclat et un mieux-être (symbolisés par une image qui devient plus nette).

3. Défiance envers l’industrie pharmaceutique ; paradoxe de l’approche

Abstraction faite des adeptes de la théorie du complot à la Big Pharma, le dénigrement de la médecine conventionnelle ou des traitements proposés par une équipe médicale qualifiée, est un des éléments de discours véhiculés par des charlatans de la santé ou des pseudo-thérapeutes, issus de signalements parvenus à la Miviludes (Mission interministerielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

À ceci on peut rajouter : une promesse de guérison miracle là où la médecine conventionnelle aurait échoué ; Hippocrate dans ce cas est très habilement utilisé pour donner néanmoins à la fois une légitimité médicale ainsi que l’illusion d’un savoir antique perdu l’utilisation d’un langage pseudo-scientifique ou scientifique très complexe ou au contraire, prétendant avoir découvert un principe d’action extrêmement simple; dans ce cas l’approche nutriment et médicale est très utile pour l’habillage scientifique.

Conclusions et perspectives

« Que ton aliment soit ta seule médecine »

Je ne vous apprendrais pas que sur Internet on trouve à boire et à manger, des aliments qui guérissent toutes les maladies possibles ou imaginaires, sous forme solide, liquide, etc.

Alicaments, nutricaments, etc., ces produits, vendus nettement plus chers que des aliments de base, font le bonheur d’entreprises qui ont saisi ce filon particulièrement rentable.

Les rayons des magasins regorgent d'alicaments alors qu’ il n'a jamais été prouvé que la santé des consommateurs était meilleure depuis qu'ils absorbaient ces produits, celle des entreprises qui les vendent, en revanche, ne fait aucun doute.

Les fabricants ne peuvent cependant alléguer mentionner n'importe quoi sur leur produit. Un aliment ne peut, selon la loi, revendiquer des fonctions thérapeutiques. Il peut contribuer à agir sur un symptôme mais ne peut prévenir une maladie. Pas question de trouver une boisson «prévenant contre le cancer» ou un aliment «agissant sur votre grippe» comme osent le prétendre certaines personnes ou sites Internet.

Soyez également vigilant quand vous voyez un site qui utilise des méthodes décrites par la MIVILUDES et encore plus critique quand ce site renvoie sur une boutique de compléments alimentaires ou autres produits. Si vous avez un soupçon, n’hésitez pas à signaler le site à votre Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) locale.

Globalement si on doit donner un conseil à un consommateur, c’est qu’il fasse appel à son bon sens. Quand un produit alimentaire prétend avoir une action sur votre organisme, pensez-vous, réellement, qu’un simple aliment puisse, au milieu d’une alimentation variée, avoir la capacité de faire ce qu’il promet ?

Quand vous vous posez la question de cette façon, vous réalisez que certaines promesses ne sont pas crédibles. Il faut prendre un peu de recul par rapport à ces allégations.

L’alimentation joue évidemment un rôle dans la guérison en fournissant déjà aux personnes l’énergie pour guérir, donc en favorisant la mise en place d’un environnement favorable.

L’alimentation ne fait pas tout et une santé optimale ne peut se réaliser que dans un contexte global approprié.

  • Gérard Pascal, expert en nutrition humaine à l’INRA, nous dit qu’« on ne se nourrit pas pour se soigner ».
  • Gérard Apfeldorfer, psychiatre et président du groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, rajoute qu’ « un aliment n’est pas un conglomérat de nutriments » et que « ça n’existe pas une alimentation 100 % saine. Tout ce que nous nous mangeons est ambivalent (…) Il n’y a rien qui soit parfait »

Garder ceci en tête est se rappeler qu’un aliment c’est aussi une histoire, un sens, des producteurs, des valeurs, un terroir, du plaisir, du partage, des valeurs sociétales qui rassemblent. Et tout ça, c’est aussi bon pour la santé.

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30 décembre 2021

Immunité collective et IMMUNO

Immunité grégaire, ou immunité de communauté:

IMMUNITÉ GREGAIRE

L'immunité grégaire (ou immunité de communauté) est le phénomène par lequel la propagation d'un agent contagieux (ou dit communément «maladie contagieuse») peut être enrayée dans une population si un certain pourcentage des individus sont immunisés, par exemple par auto-ummunisation empirique.
En effet, plus le taux de personnes exposées et auto-immunisées augmente et plus le risque pour une personne non-immunisée de rencontrer un malade et d'attraper sa maladie diminuent.
En dessus d'un certain seuil, il devient impossible pour la maladie de se maintenir dans la population et elle finit par disparaître. Ce seuil dépend, entre autres, de la contagiosité de la maladie. Ainsi au cours du XXe siècle, l'exposition et donc l'auto-immunisation de masse contre la variole a permis d'atteindre son seuil d'immunité grégaire (situé aux environs de 85%) et donc d'éliminer totalement cette pandémie qui faisait alors.......... plusieurs dizaines de millions de morts par an dans le monde.
Les agents contagieux nous accompagnent dès notre naissance, l'homme en est exposé chaque jour, mais l'organisme humain comme animal est doté de ce qu'on appele Système immunitaire qui agit comme barrière pour maintenir le capital santé et qui nous défend de centaines de milliers de fois en une journée. Ainsi, les symptomes aujourd'hui si réprimandés telles que le rhume, la toux et l'éternuement, ne sont rien d'autres que le signe d'un système immunitaire parfaitement opérationel. Les muqueuses font d'office de barrière face aux agents contagieux, et plutôt que d'en contaminer l'organisme et de le laisser tomber malade, ce dernier a mis au point ces astuces pour les expulser dans les endroits susceptibles de les laisser entrer comme le nez, la bouche et les yeux. Un système immunitaire efficace est donc le seul moyen efficace pour contrer les maladies dites saisonnières dont les états de réfroidissements sont trop souvent pointés du doigt.
Contrairement à ce que l'on peut lire ou entendre, le système immunitaire s'entrétien en 
  • adoptant une alimentation équilibrée sans produits industriels super-transformés,
  • exercant une activité physique régulière,
  • créant un «environnement» non-toxique (incluant la qualité de l'environnement privée et professionnel et les personnes avec lesquelles nous interagissons) 
  • s'exposant à des stimulis agréables et non contraignantes 
  • créant et en se projettant dans un avenir auquel on aspire
Lorsque certaines de ces critères ne sont pas atteints ou difficilement à atteindre, il existe aussi une synergie d'Adaptogènes qui permet à l'organisme de s'en servir là où il en a besoin selon les 3 critères suivants :
  • augmente la résistance de l'organisme contre les agresseurs de différente nature (physiques, chimiques ou biologiques) de manière non spécifique
  • présente une influence normalisatrice, quel que soient les changements à partir des normes physiologiques
  • montre une absence de toxicité et d’influence sur les fonctions normales de l’organisme [Brekhman 1968].

Approche phytothérapeutique pour renforcer le système immunitaire :

Certaines plantes sont connues pour leurs principes actifs capables à fournir à l'organisme ce qu'il lui faut pour restaurer, fortifier ou entretenir le système immunitaire. Panacée immunitaire adaptogène, IMMMUNO contient du Ginseng, de l'Éleuthérocoque, de la Rhodiole, du Schisandra, du Romarin, du Maca, de l'Ashwaganda, des Orties, du Reishi, du Chaga, du Maïtake, de l'Astragale, du Cordyceps et du Shiitake. Cette formule est une éducatrice organique des mécanismes de défense de l'organisme contre les agents étrangers (incluant les médicaments et leurs effets secondaires (iatrogénèse); elle est conçue, notamment, pour contrer les pathogènes infectieux. IMMUNO est un refort orthomoléculaire des cellules, des tissus et des organes modérateurs essentiels à la bonne santé et par conséquence d'un système immunitaire efficace. Il nivelle la balance-santé en stabilisant là où il y a excès et en complémentant là où il y a lacunes.

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27 décembre 2021

Phytothérapie - Troubles du sommeil - comment y remédier avec les plantes

 

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Quelles plantes pour soulager les troubles du sommeil ?

En Phytothérapie, les plantes proposées contre les troubles du sommeil sont essentiellement des plantes aux propriétés sédatives (calmantes) telles que la valériane, la passiflore, le houblon, la mélisse et l’aubépine. Elles sont utilisées séparément ou dans des formules composées de plusieurs plantes. Ces plantes sont le plus souvent proposées sous forme de médicaments ou d’extraits en gélules, en comprimés ou telles quelles pour des infusions. Elles sont parfois associées au magnésium pour favoriser la relaxation.

  • La valériane

Le rhizome (tige souterraine) et les racines de valériane sont séchés, puis broyés pour obtenir une poudre. On les utilise sous forme de tisane, de gélule ou d'extrait liquide pour combattre la nervosité, en particulier lorsqu’elle s’accompagne de troubles du sommeil. Plusieurs études semblent indiquer qu’elle permet d’améliorer la qualité du sommeil et de faciliter l’endormissement après plusieurs semaines de traitement. Son usage dans les troubles du sommeil lui a également valu le surnom de « Valium végétal ».

  • La passiflore

On utilise les feuilles séchées de passiflore, entières ou sous forme d’extrait fluide, réduites en poudre ou de tisanes aux vertus sédatives (calmantes) en cas d’insomnies. Elle est souvent associée à d’autres plantes calmantes telles que l’aubépine. Son usage généralement bien établi repose sur la tradition, en l’absence d’études convaincantes.

  • Le houblon

Traditionnellement, les inflorescences de houblon sont proposées pour lutter contre les troubles du sommeil et prendre en charge la nervosité et l’agitation. Des études ont démontré leurs propriétés calmantes et hypnotiques chez l’animal. Chez l’homme, leur association avec la valériane a fait apparaître un effet positif sur les troubles du sommeil mineurs. Leur usage bien établi comme sédatif et relaxant repose sur une utilisation séculaire.

  • La mélisse

Les feuilles de mélisse sont traditionnellement connues pour leurs propriétés apaisantes sur le système nerveux et le système digestif. La mélisse est donc proposée en cas de difficultés d’endormissement liées à la nervosité. Son effet calmant a été validé par plusieurs études cliniques.

  • L’aubépine

Les infusions de fleurs séchées d’aubépine sont utilisées pour calmer la nervosité et les troubles légers du sommeil. Cet usage repose essentiellement sur la tradition, car une seule étude a montré des effets positifs sur le sommeil, mais en association avec la prise de magnésium et d’escholtzia (Eschscholtzia californica).

Les autres plantes pour soulager les troubles du sommeil

La Pharmacopée propose, pour traiter l’insomnie légère, d’autres plantes telles que la menthe poivrée à faible dose, la primevère officinale, le gruau d’avoine, les feuilles d’orties, les chatons de saule blanc, les baies de gattilier, les fleurs de mélilot, la camomille allemande (Matricaria recutita) ou la lavande (Lavendula sp.).

Les racines d'actée à grappes noires (ou cimicifuga) sont parfois utilisées pour lutter contre les troubles du sommeil liés à la ménopause.

Existe-t-il des risques à soulager les troubles du sommeil avec des plantes ?

En raison de leur effet sédatif, les plantes utilisées dans les troubles du sommeil pourraient être responsables d’une baisse de la vigilance dans la journée et se révéler dangereuses pour les personnes qui conduisent ou qui utilisent des engins dangereux. Assurez-vous que le traitement à base de plantes n’altère pas votre vigilance après votre réveil avant de pratiquer une activité à risque.

L’utilisation de la mélisse et de la valériane demande des précautions particulières. Elles peuvent interagir avec de nombreux médicaments et augmenter les effets des autres plantes. De même, mieux vaut éviter de consommer des boissons alcoolisées.

Du fait de leur teneur en tanins, la mélisse et la valériane ne doivent pas être prises avec des médicaments ou des compléments alimentaires destinés à apporter du fer. De plus, la valériane ne doit pas être utilisée chez les personnes qui souffrent de troubles du foie.

En l’absence d’amélioration après deux semaines de traitement, n’hésitez pas à contacter votre médecin afin de réévaluer le traitement. Ne donnez pas de plantes pour traiter un trouble du sommeil chez l’enfant sans avis médical.

 

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25 octobre 2021

Pour votre santé pimentez votre vie !

Connus et utilisés depuis au moins 7 000 ans en cuisine, les piments sont aujourd'hui consommés à travers le monde.

©Alchimistes Gastronomiques_Bienfaits des piments

Frais, séché, concassé ou réduit en poudre ou en pâte, le piment fait partie de nombreuses recettes culinaires et formules thérapeutiques. 

Capacités nutritives des piments :

  • Vitamine C : propriétés antioxydantes et booster du système immunitaire, elle favorise l'absorption du fer et la cicatrisation, diminue l’acide urique (arthrose), améliore le fonctionnement des globules blancs. Dans 100 g de piment rouge on retrouve 140 mg de vitamine C (soit 3 fois plus que le citron!).
  • Vitamine E : anti-oxydant puissant. Certaines variétés de piment sont une bonne source d'α-tocophérol qui serait impliqué dans un rôle de prévention de certains cancers, de maladies cardiovasculaires et alzheimer.
  • Vitamine A : sous forme de β-carotène, qui facilite le métabolisme,
  • Vitamine K : aide à combattre les hémorragies et les différents troubles hépatiques.
  • Vitamine PP : reste inaltérée dans le piment séché.
  • Minéraux : fer, cuivre, manganèse, magnésium et potassium.

La capsaïcine une substance qui lui confère son piquant est à l'origine de multiples bienfaits et vertus sur la santé. La partie du piment qui contient les capsaïcines n’est presque pas soluble dans l’eau. Mais elle est très soluble dans les corps gras tel que l’huile, le beurre ou le lait. Ainsi, quand on a consommé trop de piment il est inutile d’essayer de calmer la sensation de brûlure par de l’eau. Pour diluer la capasaïcine il faut avaler de l’huile ou en faire un petit bain de bouche. On peut  également consommer quelque chose de gras comme du lait ou un morceau de fromage.

Le piment contient également deux autres anti-oxydants :

  • la lutéoline : On prête à la lutéoline un grand rôle dans le corps humain, comme antioxydant, destructeur de radicaux libres, agent préventif d'immflammation, comme composé aidant au métabolisme des glucides, et comme régulateur du système immunitaire. Ces caractéristiques laissent à penser qu'elle joue aussi un rôle important dans la prévention du cancer. De nombreuses recherches expérimentales décrivent la lutéoline comme un agent chimique qui réduit considérablement les inflammations et les symptômes du choc septique. (Wikipedia)
  • la quercétine : efficace contre les allergies, des crises d'exzèma, anti-inflammatoire puissant

Vertus thérapeutiques des piments

Les vertus de la capsaïcine sur la santé

La capsaïcine (le taux de capsaïcine croît proportionnellement avec la force d'un piment) augmente la sensation de satiété et le métabolisme basal, ce qui permet de réduire l'apport alimentaire, un atout pour les personnes surveillant leur poids. Dans le domaine de la phytothérapie et en médecine la capsaïcine a été reconnue pour différentes propriétés :

  • antibactérienne
  • antiseptique
  • diurétique
  • sudorifique
  • digestive
  • anti-convulsive

Autres vertus du piment

Le piment possède de nombreuses autres vertus :

  • Il soigne rhume et autres grippes et, appliqué sur la peau, soulage l'arthrite, les rhumatismes et la dystrophie.
  • Il diminue le besoin en insuline après un repas et a donc un rôle intéressant dans la lutte contre le diabète.
  • Il élève les taux sanguins d'adrénaline et de noradrénaline, ce qui lui vaut sa réputation d'aphrodisiaque.
  • Il réduit le cholestérol sanguin, l'agrégation plaquettaire et les triglycérides et est donc un atout dans la protection contre l'arthérosclérose.
  • Il libère des endorphines et déclenche alors une sensation de bien-être, c'est pourquoi il peut parfois être considéré comme une substance entraînant une certaine dépendance.
  • La capsaïcine détruirait les récepteurs à la douleur
  • Le piment préviendrait le cancer, les maladies cardiovasculaires, l'AVC,
  • Il serait également bénéfique pour le sommeil et l'endormissement.

Bref le piment consommé sous toutes ses formes est un véritable aliment santé qui agrémente de nombreux plats tous continents confondus à sa manière...

Adoptez-les dans votre alimentation quotidienne, vous en trouverez certainement une variété qui satisfait à toutes vos exigences sur le plan organoleptique : rouges, jaunes, verts, violets, noirs, oranges, doux, fruités, prononcés, piquants, brûlants, arrache-gueule,...il y en a pour tous les goûts !!!

Chez les Alchimistes Gastronomiques vous avez le choix parmi 26 extraits oléiques de piments dont vous trouverez la gamme ci-dessous :

Gamme Capsicum

Fruits étonnants et hautement bénéfiques pour l'organisme, les piments se dévoilent de manière très différente en termes de goûts et de degrés de brulant. Étonnants de par leurs couleurs vives, vertus thérapeutiques et saveurs fruitées, épicées, prononcées, chaudes, charnues, fumées, les extraits oléiques signés AG son

https://lamaisondesalchimistes.com

Vous avez également la possibilité d'integrer les piments dans votre alimentation au quotidien avec la version seche de notre exclusivité Obsession Capsicum, un mélange de 26 piments du monde, réduit en poudre grossier que vous pouvez utiliser tel quel ou que vous pouvez réduire davantage en poudre dans un moulin à main.

AG_Obsession Capsicum en poudre

AG_Obsession Capsicum en poudre

 

Pour en commander c'est par ici :

Obsession Capsicum - Mélange de 26 piments du monde

Née d'une passion pour le genre Capsicum, Obsession Capsicum est un mélange de 26 piments du monde réunis dans un condiment haut en couleurs et en saveurs. Ce condiment sera un incontournable dans la cuisine des passionné(e)s de piments.

https://lamaisondesalchimistes.com

 

Faites vous du bien, faites-vous plaisir !

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17 septembre 2021

Phytothérapie - La Calendule

La Calendule - Calendula officinalis

 

materia medica_Calendula officinalis

Originaire du Bassin méditerranéen, la Calendule est cultivée en Europe depuis le douxième siècle et déployée aussi bien en cuisine que dans le domaine cosmétique et thérapeutique.

Propriétés thérapeutiques :

La calendule apartient à la grande famille des «officinales ». Ses propriétés sont en effet multiples et la rendent de ce fait particulièrement polyvalente en Phytothérapie.

  • antibactérienne - qui détruit des bactéries et empêche leur prolifération
  • antifongique - qui traite des infections causés par des champignons microscopiques et levures
  • anti-inflammatoire - qui combat une inflammation
  • anti-œdémateuse - qui favorise l'élimination de l'eau et du sel hors des tissus
  • antiparasitaire - qui traite les maladies dues aux parasites
  • antiphlogistique - qui facilite la lutte et la résorption d'une infection
  • antiseptique - qui lutte contre les infections de la peau et des muqueuses
  • antispasmodique - qui lutte contre certains types de spasmes musculaires de la musculature lisse ou involontaire au niveau digestif ou urinaire
  • antivirale - qui lutte contre les virus
  • astringente - qui resserre les tissus vivants
  • cholérétique - qui stimule la sécrétion de la bile
  • cicatrisante - qui favorise la cicatrisation
  • emménagogue - qui provoque ou régularise le cycle menstruel
  • immunostimulante - qui stimule le système immunitaire en induisant une activation ou en augmentant l'activité de l'un de ses composants
  • régénératrice - qui régénère
  • sédative - qui a une action dépressive sur le système nerveux central et qui entraîne un apaisement, une relaxation, une réduction de l'anxiété
  • sudorifique - qui provoque la sudation
  • vulnéraire - qui guérit les blessures, les plaies
  1. La Calendule officinale est donc particulièrement efficace pour toutes sortes de problèmes de peau et de muqueuses tels que les varices, les ulcères variqueux, les abcès dans la bouche, la gingivite, les crevasses, les coups de soleil, irritations dues à un appareil d’orthodontie, l'acné, les démangeaisons, les plaies qui guérissent mal. Là où il y a irritation ou inflammation on l'utilise sous forme de compresse tiède.
  2. En interne, elle agira efficacement sur les ulcères gastriques et duodénaux, syndrome du côlon irritable, hémorroïde.
  3. La calendule peut aussi être utilisée lors de problèmes de champignons, en interne ou externe (pied d’athlète, herpès labial ou génital, vaginite, candidose).
  4. Ses propriétés emménagogues aideront à déclencher les menstruations qui tardent. Boire une à deux tasses de tisane de pétales de calendule par jour une semaine avant les menstruations favorise leur venue, régularise le flot et le cycle, et calme les douleurs.
  5. Bain oculaire : infusée et utilisée sous forme de bain pour les yeux, la calendule  renforce la vue, calme les inflammations et est très utile en cas de conjonctivite.

Applications culinaires : Les pétales de cette officinale peuvent remplacer le safran et colorent les ingrédients de sa jolie couleur orangée. Notre extrait oléique de Calendule officinale aux saveurs aromatiques subtiles s'utilise en fin de cuisson et hors cuisson et s'inscrit dans une approche alimentaire axée sur le bien-être et l'entretien du capital santé. La calenduline étant liposoluble confère à cette huile sa jolie couleur si typique et appétissante lorsqu'on en nappe ses ingrédients cuits d'un filet de cet extrait oléique.

AG_Extrait oléique gastronomique de Calendule

Huiles gastronomiques signées AG

Applications cosmétiques : Infusées et utilisées sous forme de lotion asringente, la calendule ressere les pores dilatées du visage, elle nourrit la peau tout en la nettoyant et élimiune taches et points noirs tenaces.

Utilisations

  • En interne : On utilise la fleur entière ou juste les pétales de calendule pour faire une infusion (1 c. à thé de fleur par tasse d’eau frémissante, deux à trois fois par jour).
  • En externe : On l'utilise sous forme de compresse, d'huile ou d'onguent

 

Précautions : les femmes enceintes devraient éviter la calendule enraison de ses propriétés emménagogues.

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03 août 2021

Herbier, les plantes qui soignent - l'Usnée

Usnea pour les intimes

Usnée barbue

Voici une plante du Nord pour les saisons d'ici, une de celles que je préfère, parce qu’elle est belle et puissante, qu’on peut la récolter à l’année, qu’elle parle de la santé des forêts, qu’elle est une lichen à mi-chemin entre algue et champignon : Usnea spp. « Spp » parce qu’il existe plusieurs espèces interchangeables, comme barbata, hirta, longissima.
Cette plante est communément appelée «Usnée barbue» ou «Old’s man beard» à cause de son apparence de barbe hirsute, aux branches gris-vert, fines et rondes avec, en leur centre, un fil blanchâtre et élastique lorsqu’humide, cassant quand il sèche.
C’est la caractéristique spécifique à l’identification de l’Usnée. Les autres lichens sont gris-vert de part en part, plutôt plats et beaucoup moins fins. Ils se retrouvent souvent sur la même branche, d’où l’intérêt de bien faire la différence. L’Usnée pousse surtout sur les conifères, mais pas exclusivement. C’est une plante des montagnes de l’hémisphère Nord.
  • Usnea filipendula
La combinaison algue-champignon confère à l’Usnée des propriétés médicinales sans égales. La partie externe du lichen, le cortex, est la composante « algue » de l’Usnée, lui permettant de faire de la photosynthèse. Elle a une action
  1. antibactérienne,
  2. antimicrobienne et
  3. antifongique.
Le thallus, ou partie interne, est ce fil blanchâtre au centre des branches. C’est la partie « champignon » qui, elle, agit sur l’immunité.
Les composantes biochimiques responsables de ces actions médicinales sont principalement l’acide usnique présente dans le cortex et des polysaccharides immunostimulants qu’on retrouve dans le thallus. Les premiers sont solubles dans l’alcool, les seconds dans l’eau, ce qui complique un brin l’extraction. Une simple infusion ne permettra pas de profiter de l’action antibactérienne de l’Usnée et une teinture agira peu sur l’immunité. La solution idéale est donc une double macération.
L'usnée soigne les conditions se terminant à -ites
  • Par ses actions antibactériennes et antifongiques, l’Usnée est incroyable pour venir à bout d’infections, même graves, surtout au niveau des voies respiratoires, poumons et sinus inclus. Elle soigne toutes les maladies en « -ites » respiratoires (bronchite, sinusite, laryngite, etc.), et même la tuberculose, ne déplaise a mon arrière grand-père, concepteur du vaccin anti-tuberculeux (avec Calmette) la BCG.
  • L’Usnée agit sur les bactéries à Gram positif, donc celles qui causent les infections susmentionnées (streptocoques, staphylocoques, pneumocoques), mais pas ou peu sur les bactéries à Gram négatif, soit celles qui composent normalement les flores intestinale et vaginale.
  • Elle n’a donc pas l’effet incommodant qu’ont les antibiotiques de bousiller l’équilibre de ces fragiles muqueuses.
  • Par contre, l’Usnée ne sera d’aucun secours en cas de salmonelle, qui est une bactérie à Gram négatif. C’est juste bon à savoir pour choisir la plante à utiliser en tel ou tel cas.
  • Les autres muqueuses bénéficient aussi des propriétés antibactériennes et antifongiques de l’Usnée, comme la vessie, le vagin, la peau. On parle alors de troubles comme la cystite ou l’urétrite, la vaginite, l’impétigo, la mycose des orteils et des ongles, la candidose, et j’en passe. En gros, quand ça fait mal et que c’est infecté, l’Usnée est à considérer autant en interne qu’appliquée directement sur la peau.
Bienfaits sur l'immunité
Au niveau de l’immunité, l’Usnée peut grandement aider les personnes aux prises avec des maladies chroniques directement liées à une déficience immunitaire, comme le VIH, les infections fongiques répétitives, la teigne ou pelade, le muguet, l’herpès et ses frères, dont le virus d’Epstein-Barr. Elle agit donc aussi sur un certain nombre de virus.
Les essais cliniques faits sur ses propriétés ont été conduits avec des formes isolées d’acide usnique.
Je suis personnellement en faveur de l’utilisation des plantes entières. Leurs constituants sont regroupés pour des raisons biologiques bien propres à chacune et ils servent d’abord la plante et son environnement. Nous bénéficions de leurs propriétés comme agirait l’invité d’un hôte bienfaisant : avec égards et humilité.
Certaines personnes peuvent avoir ou développer une sensibilité cutanée ou gastro-intestinale à l’Usnée et aux lichens en général. Ces réactions sont considérées rares, mais tout de même. Aussi, si vous avez l’occasion d’en récolter, assurez-vous que la colonie pousse en un lieu exempt de pollution, car le lichen absorbe entre autres les métaux lourds lorsqu’il croît.
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Levure de riz rouge - cette inconnue aux multiples bienfaits sur l'organisme

La levure de riz rouge

Levure de riz rouge

La levure (Monascus purpureus) dont il est ici question est un type de champignon microscopique cultivé sur du riz. Elle contient un pigment possédant une teinte rouge prononcée. C’est donc la levure qui est rouge et non le riz.
En Asie, la levure de riz rouge est avant tout un produit alimentaire. La levure provoque la fermentation du riz sur lequel elle est cultivée. Le produit ainsi obtenu est séché et réduit en poudre. Il est utilisé comme colorant ou comme rehausseur de goût dans diverses préparations alimentaires asiatiques : sauces et mousses de poisson, vin de riz, tofu rouge, légumes marinés, viandes salées, etc.
Les suppléments de levure de riz rouge qui ont fait l’objet d’essais cliniques probants pour leurs effets hypocholestérolémiants sont des extraits (Xuezhikang® et Zhibituo® en Chine, par exemple). Ils sont fabriqués à partir d’une souche spécifique de levure (Monascus purpureus Went) et normalisés de manière à renfermer un certain pourcentage de monacolines. Ces monacolines sont ni plus ni moins que des statines, c’est-à-dire des substances qui inhibent la synthèse du cholestérol.
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  • Monacoline :
La principale monacoline de la levure de riz rouge (la monacoline K) est chimiquement identique à la lovastatine, un médicament de synthèse classique prescrit en cas d'hypercholestérolémie. À l’origine, ce médicament était d’ailleurs extrait d’une levure (Monascus ruber).
La teneur en monacolines de la levure de riz rouge destinée à l’industrie alimentaire peut varier de 0 % à 0,58 %. Rien ne garantit qu’elle contient de la monacoline K en quantité suffisante pour exercer l’effet recherché. Cependant, une analyse de 9 levures alimentaires vendues en Chine a détecté de 0,36 mg à 3,8 mg de monacoline K par gramme. Six des 9 produits analysés en contenaient une quantité suffisante pour avoir des effets thérapeutiques. Une analyse faite aux États-Unis sur 12 suppléments de levure de riz rouge a également révélé de très grandes variations d’ingrédients actifs, par exemple de 0,1 mg à 10,09 mg de monacoline K par capsule.
  • Phytostérols, isoflavones et gras monosaturés :
La levure de riz rouge contient aussi, en petites quantités, des phytostérols, des isoflavones et des gras monoinsaturés. Ces substances peuvent aussi avoir un effet bénéfique sur les taux de cholestérol, ce qui entraînerait un effet accru. Le XueZhiKang® et le Zhibituo® contiennent, en plus de la levure de riz rouge, plusieurs extraits d’autres plantes, dont le fruit de l’aubépine (Crataegus sp), le Dan Shen (Salviae miltiorrhizae - racine), le rhizome de curcuma (Curcumae longae) et le Da Huang (rhizome et racine de rhubarbe - Radix Rhizoma rhei).
Historique de la levure de riz rouge
On sait qu’en l’an 800 avant notre ère, les Chinois connaissaient déjà la levure de riz rouge. En plus de ses usages culinaires, ils lui attribuaient la propriété de favoriser une bonne circulation du sang et de soulager l’indigestion et la diarrhée. Dans le Ben Cao Gang Mu-Dan Shi Bu Yi (ouvrage de la pharmacopée traditionnelle chinoise écrit de 1368 à 1644), on trouve une description détaillée du processus de fermentation du riz pour obtenir la levure rouge médicinale.
Le produit Xuezhikang® a été mis au point et breveté en Chine par un professeur de l’Université de Pékin dans les années 1980. En Asie, 3 suppléments normalisés sont offerts en vente libre et sont approuvés en tant que Chinese Proprietary Medicine par les autorités médicales, ce qui signifie qu’ils répondent à certains critères de fabrication, d’innocuité, d’étiquetage et de suivi des effets indésirables. Ils sont commercialisés sous le nom de Xuezhikang® en Chine, et de Hypocol®, Lipascor® ou Liplysar® dans les autres pays asiatiques, mais aussi en Norvège et en Italie. Un autre produit, commercialisé en Chine, le Zhibituo®, a également fait l’objet de plusieurs essais cliniques.
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26 juin 2021

Phytothérapie - La Prêle des Champs

Historique de la Prêle des champs
La Prêle des champs est une plante dont l’origine remonte à la préhistoire. Comme les fougères et les mousses, elle ne fleurit pas et ne produit pas de graines. Elle se reproduit à l'aide de spores que portent les tiges brunes fertiles qui sortent tôt au printemps. Ce sont aux tiges vertes, qui apparaissent par la suite, auxquelle sont attribuées les vertus médicinales.
Au XVIIe siècle, en Europe, on utilisait la Prêle des champs pour soigner les blessures et les inflammations cutanées, ainsi que pour traiter les calculs rénaux. Son emploi pour traiter les troubles de l’appareil urinaire est également signalé en Médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l’Inde) et chez plusieurs tribus amérindiennes. La plupart de ces usages ont persisté jusqu’à aujourd’hui.
Comme en témoigne une de ses appellations communes - Herbe à récurer - la Prêle des champs a souvent été utilisée pour récurer et pour polir les métaux et le bois. On attribue généralement cet usage astringent à sa teneur en silice et en saponines. Dans certaines contrées, on avait également l'habitude d'en attacher quelques tiges à la queue des chevaux qui pouvaient ainsi mieux chasser les mouches qui les importunaient. Voilà donc d’où vient l’un de ses noms communs tant en français qu’en anglais (queue de cheval - horsetail).

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Recherches sur la Prêle des champs
Usages reconnus
La Commission E allemande a approuvé l'usage médicinal de la Prêle pour
  • traiter l’oedème causé par un choc.
  • Elle reconnaît aussi son usage comme draineur urinaire, en complément de l’absorption de beaucoup de liquides (thérapie d’irrigation) ainsi que pour
  • traiter les infections et inflammations des voies urinaires et évacuer de petits calculs rénaux.
  • La Commission E a aussi approuvé l’emploi de la Prêle par voie externe pour favoriser la guérison des plaies qui cicatrisent mal.
On dispose de très peu de renseignements scientifiques sur la Prêle des champs (cela m'étonne toujours). On sait qu’elle contient
  • de 5 % à 8 % de silice et d’acide silicique, des substances qui jouent un rôle dans la formation de tissus conjonctifs. Ce qui justifierait son usage pour traiter les oedèmes causés par un choc et pour accélérer la cicatrisation des plaies et des blessures. Cet usage est également soutenu par un essai sur des souris selon lequel la plante a un effet antidouleur et anti-inflammatoire.
  • Les propriétés légèrement diurétiques de la Prêle des champs sont attribuées à sa teneur en flavonoïdes et en saponines. On dispose d’une seule étude clinique à ce sujet, qui indique que la plante peut augmenter le débit urinaire et prévenir les calculs rénaux.
  • Un essai plus récent, mené au Japon, indique qu’une préparation contenant 4 plantes, dont de la Prêle des champs, a réduit certains des symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate.
  • Des chercheurs italiens ont testé un vernis à ongles contenant un dérivé de chitosane, du MSM et un extrait de Prêle sur des patients atteints de psoriasis aux ongles. Ce vernis a nettement réduit plusieurs des symptômes des participants : stries blanches, déformations et fragilité des ongles.
Usages traditionnels 
En plus des usages mentionnés ci-dessus, on se sert de la Prêle des champs pour
  • renforcer les ongles fragiles et les cheveux cassants, de même que pour
  • prévenir la perte osseuse ou aider à la guérison des foulures ou des fractures. Là encore, la teneur en silice de la plante expliquerait ses propriétés thérapeutiques : cet oligo-élément joue un rôle important dans le maintien et le renouvellement des tissus conjonctifs et il faciliterait la fixation du calcium dans les os.
  • En Italie, le supplément Osteosil(®)Calcium, qui contient du calcium et de la Prêle des champs, est utilisé pour traiter l’ostéoporose et les fractures. Au cours d’un essai mené dans ce pays auprès de 122 femmes ménopausées, la prise à long terme d’un extrait de prêle des champs ou d’Ostéosil®Calcium (540 mg par jour) a fait augmenter la densité osseuse des participantes de façon plus marquée qu’un placebo.
  • Selon le Dr Rudolf Fritz Weiss, la silice que renferme la plante participe également à l'action bénéfique que la tradition lui attribue pour le traitement de l'arthrite rhumatoïde et de l'arthrose. Elle agirait notamment sur l'oedème des membres inférieurs que peuvent provoquer ces maladies.
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19 juin 2021

L'approche endobiogène - quand l'organisme s'autorépare

L’approche endobiogène se concentre sur la capacité de l’organisme à mettre en place ses mécanismes d’autoréparation, de restauration.

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Une médecine implicative, intégrative et personnalisée. Ce changement de paradigme optimise de façon considérable les connaissances acquises en médecine. En 1998, cette technique s’est dotée d’un nom : l’Endobiogénie.
Contrairement à l’approche classique issue des travaux de Pasteur qui se penche surtout sur la physiopathologie et cherche à éliminer le symptôme, l’Endobiogénie se rapproche plus de l’Art de soigner que celle de ‘’guérir’’, faire la guerre à un état ou un symptome.
L’approche endobiogénique axe sa réflexion sur la fonctionnalité, l’homéostasie, et la compréhension physiologique du fonctionnement naturel de l’organisme, afin d’étayer et d’améliorer ses processus d’autoréparations spontanées quand il présente ce qui semble être des dysfonctionnalités.
Cette pensée médicale est intégrative au sens où elle intègre dans sa réflexion et sa démarche le gène dans la cellule, la cellule dans l’organe, l’organe dans l’organisme, l’organisme dans son environnement. Ses modes d’actions doivent respecter au mieux chacune de ces strates.
Tout organisme en apparente bonne santé est en permanence dans un état d’équilibre plus ou moins coûteux en énergie fonctionnelle.
Les modifications de cet état d’équilibre dépendent des sollicitations d’adaptation subies en permanence par l’organisme. Devant une agression ou une simple modification du niveau d’équilibre, que cela soit exogène ou endogène, l’organisme utilise son système hormonal (endocrinien) aidé de son système neuro-végétatif. Ils coordonnent une réponse qui doit permettre la mise en place d’une restauration correcte. Cette réponse utilise les mécanismes habituels de congestion, d’inflammation et d’immunité. Ils permettent de construire la meilleure adaptation possible pour restaurer un équilibre fonctionnel sain.
Quand cette dynamique se déroule bien, il y a un retour à la situation initiale (l’agression peut même passer inaperçue). Il s’agit d’une fonctionnalité physiologique. Par contre quand cette dynamique s’enraye, l’organisme passe à un état précritique. Et si cela perdure, il passe à un état critique et bascule finalement dans un état d’urgence compensatoire pathologique. Cette dynamique correspond à la physiopathologie.
L’Endobiogénie intègre toutes ces dynamiques, leur sens, leur rythmicité. La réflexion du soigneur habileté lui permet ainsi de déterminer les points d’achoppement qu’il doit alors corriger, soutenir, accompagner pour retrouver la fonctionnalité optimum.
Le soigneur habileté dans la dynamique Endobiogénique est le seul professionnel apte à porter un diagnostic basé sur cette approche. Il met alors en place un projet thérapeutique personnalisé correspondant à la personne à soigner.
Dans le cadre de cette pratique il n’y a pas de recettes toutes faites. Chaque patient est bien singulier dans ses mécanismes adaptatifs du moment.
Cette approche n’est pas une médecine alternative. Elle n’est pas une médecine complémentaire. Elle fait partie d’une évolution de la pensée médicale et reste totalement dans le cadre de référence de la médecine qui se doit être allopathique et intégrative.
L’outil thérapeutique principal doit être respectueux de la fonctionnalité du corps humain et doit l’optimiser.
La Phytothérapie médicinale répond à cette exigence. Elle peut être ingérée à dose pharmacologiquement active tout en n’étant pas substitutive si l’on utilise les doses adéquates.
C’est la répétition qui crée l’information : ainsi nul besoin de posologie à dose substitutive. La prescription à dose physiologique prise de façon répétée permet à l’organisme d’améliorer son fonctionnement et de s’auto-réparer au mieux. Il n’y a pas de meilleure prévention.
Par ailleurs, la plante médicinale est également respectueuse de l’environnement
Elle est uniquement constituée d’éléments issus du milieu naturel. Et cette même nature sait les digérer, contrairement aux médicaments chimiques qui viennent au final polluer la Vie (notamment l’eau).
Néanmoins l’outil chimique substitutif est évidemment prescrit chaque fois que l’organisme est dépassé dans ses capacités de réparation et en danger imminent.
Cette approche d’essence intégrative, peut aussi s’appuyer potentiellement sur d’autres techniques de soin. Dans une vision coordonnée répondant au projet thérapeutique fixé par le soigneur-traitant qui a construit le diagnostic.

Endobiogénie - soigner dans le règles de l'Art et dans le respect de l'humain - materia-medica

Le terrain en medecine " Le terme de terrain nécessite une mise à jour indispensable à la compréhension de son usage scientifique et au développement d'une thérapeutique qui s'appuie sur le respect absolu de l'homme et sur la sauvegarde de ses capacités à s'assumer lui-même.

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L'Endobiogénie - materia-medica

L'endobiogénie propose une vision intégrée du vivant qui s'appuie sur la physiologie intégrative. Cette vision intégrée est obtenue grâce à une modélisation innovatrice des mécanismes biologiques. Reposant sur les acquis les plus récents des connaissances médicales, l'endobiogénie prend en compte la fonctionnalité physiologique d'un patient dans son unicité et sa globalité.

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16 avril 2021

La Maladie de Crohn

Colites...État dit « Maladie de Crohn »

 

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La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du système digestif, qui évolue par poussées (ou crises) et phases de rémission. Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

En cas de maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent, elle s’installe à la jonction de l’intestin grêle et du côlon (gros intestin).

Maladie de Crohn ou colite ulcéreuse ?

La maladie de Crohn a été décrite pour la première fois en 1932 par un chirurgien américain, le Dr Burril B. Crohn. Elle ressemble en plusieurs aspects à la colite ulcéreuse, une autre maladie inflammatoire fréquente de l'intestin. Pour les distinguer, les médecins utilisent différents critères. La colite ulcéreuse ne touche qu’un segment délimité du rectum et du côlon. Pour sa part, la maladie de Crohn peut atteindre d'autres parties du tube digestif, de la bouche aux intestins (parfois en laissant des zones saines). Il arrive qu’il ne soit pas possible de distinguer ces deux maladies. On appelle alors l’affection « colite indéterminée ».

Prévalence

Au Canada, la maladie de Crohn touche environ 50 personnes par 100 000 de population dans les pays industrialisés, mais il y a une très grande variabilité selon la région géographique. L’endroit au monde où il y a le plus de cas rapportés est en Nouvelle Écosse, une province Canadienne, où le taux grimpe à 319 pour 100,000 personnes. Au Japon, en Roumanie et en Corée du Sud, le taux est à moins de 25 pour 100,000.

La maladie peut survenir à tout âge, y compris dans l’enfance. Elle est habituellement diagnostiquée chez les personnes de 10 à 30 ans.

Causes

La maladie de Crohn est due à une inflammation persistante des parois et des couches profondes du tube digestif. Cette inflammation peut entraîner un épaississement des parois à certains endroits, des fissures et des plaies à d’autres. Les causes de l’inflammation sont inconnues et vraisemblablement multiples, impliquant des facteurs génétiques (hérédité-comportemental), auto-immuns et environnementaux.

  • Facteurs génétiques : bien que la maladie de Crohn ne soit pas une maladie entièrement génétique, certains gènes peuvent augmenter les risques d’en être atteint. Ces dernières années, les chercheurs ont découvert plusieurs gènes de susceptibilité, dont le gène NOD2/CARD15, qui multiplie par 4 ou 5 le risque de souffrir de la maladie. Ce gène joue un rôle dans le système de défense de l’organisme. Cependant, d’autres facteurs sont nécessaires pour que la maladie survienne. Comme dans bien d’autres maladies, il semble qu’une prédisposition génétique combinée à des facteurs de l’environnement ou du mode de vie déclenche la maladie.
  • Facteurs auto-immuns : comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn a des caractéristiques de maladie auto-immune. Les chercheurs pensent que l’inflammation du tube digestif serait liée à une réaction immunitaire excessive de l’organisme contre des virus ou des bactéries présents dans l’intestin.
  • Facteurs environnementaux : on remarque que l’incidence de la maladie de Crohn est plus élevée dans les pays industrialisés et tend à augmenter depuis 1960. Cela laisse croire que des facteurs environnementaux, probablement liés au mode de vie occidental, pourraient avoir une influence importante sur l’apparition de la maladie. Cependant, aucun facteur spécifique n’a encore été décelé. Plusieurs pistes sont cependant à l’étude. L’exposition à certains antibiotiques, en particulier de la classe des tétracyclines, est un facteur de risque potentiel. Les fumeurs sont plus à risque de développer la maladie. Les personnes trop sédentaires sont plus affectées que les personnes qui sont plus actives. Il est possible, mais il n’y a pas de preuve absolue, que l’alimentation trop riche en mauvais gras, en viande et en sucre augmente le risque. On a longtemps pensé que le stress pouvait déclencher des crises. Cependant, les études réalisées jusqu’à présent semblent réfuter cette hypothèse. Les chercheurs se penchent surtout sur le rôle éventuel d’une infection par un virus ou une bactérie (salmonella, campylobacter) dans le déclenchement de la maladie. Outre une infection par un microbe « extérieur », un déséquilibre de la flore intestinale (c’est-à-dire des bactéries naturellement présentes dans le tube digestif) pourrait aussi être en cause. Par ailleurs, certains éléments semblent exercer un effet protecteur. Il s’agit de la diète riche en fibres et en fruits, le contact avant l’âge d’un an avec des chats ou des animaux de la ferme, l’appendicectomie, de même que d’avoir eu une gastroentérite ou des infections respiratoires. Il n’y a par ailleurs aucune association entre le vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons) et la maladie de Crohn.

Évolution de la maladie

Il s’agit d’une maladie chronique qui est présente toute la vie. Le plus souvent, la maladie de Crohn évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémission qui peuvent durer plusieurs mois. Environ 10 % à 20 % des personnes présentent une rémission durable après la première poussée de la maladie. Les récidives (ou crises) se succèdent de façon assez imprévisible et sont d’intensité variable. Il arrive parfois que les symptômes soient tellement intenses (incapacité à s’alimenter, hémorragies, diarrhées, etc.) qu’une hospitalisation devient nécessaire.

Complications et conséquences possibles

La maladie de Crohn peut entraîner divers problèmes de santé. La gravité des symptômes et des complications varie toutefois énormément d’une personne à l’autre.

Complications possibles

  • Une obstruction du tube digestif. L’inflammation chronique peut entraîner un épaississement de la paroi du tube digestif, pouvant conduire à un blocage partiel ou total du tube digestif. Cela peut entraîner des ballonnements, de la constipation, voire des vomissements de matières fécales. Une hospitalisation d’urgence peut être nécessaire pour éviter une perforation de l’intestin.
  • Des ulcères dans la paroi du tube digestif.
  • Des plaies autour de l'anus (des fistules, des fissures profondes ou des abcès chroniques).
  • Des hémorragies du tube digestif, rares mais parfois graves.

Les personnes atteintes de la maladie de Crohn au côlon ont un risque légèrement accru d’être victimes d’un cancer du côlon, surtout après plusieurs années de maladie, et même si elles sont en traitement. Il est donc conseillé de subir un dépistage précoce et régulier du cancer du côlon.

Conséquences possibles

  • Une dénutrition, car durant les crises, les malades ont tendance à moins manger en raison des douleurs. De plus la capacité d’absorber les aliments à travers la paroi de l’intestin est compromise, en langage médical on parlera de malabsorption.
  • Un retard de croissance et de puberté chez les enfants et les adolescents.
  • Une anémie ferriprive, en raison de saignements dans le tube digestif, qui peut survenir à bas bruit et être invisible à l’œil nu.
  • D'autres problèmes de santé, comme de l'arthrite, des affections de la peau, une inflammation des yeux, des ulcères buccaux, des calculs rénaux ou des calculs biliaires.

La maladie de Crohn, lorsqu’elle est en phase « active », augmente le risque d’avortement spontané chez les femmes enceintes qui en sont atteintes. Elle peut rendre difficile la croissance du foetus. Il est donc important que les femmes qui souhaitent devenir enceintes contrôlent très bien leur maladie à l’aide de traitements et en discutent avec leur médecin.

 

Approche phytothérapeutique : 

Des microorganismes issus du monde marin (algues, pantes soumarines) et des champignons, mousses et lichens permettent de réunir des bactéries autres que les bactéries de la flore intestinale, pour que le corps puisse créer de nouvelles souches, ce qui renforcit le Microbiom, car cle mycobiome intestinal joue un rôle décisif dans la maladie de Crohn !! 

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Synergie officinale de micro-organismes issus du monde végétal et marin pour restaurer le microbiote intestinal, MICROBIOTES est présentée dans une fiole ambrée de 50 ml avec pipette, cure de 21 jours (cycle hormonal complet).

 

Nous vous invitons également à régarder ce documentaire sur les maladies chroniques dites cœliaques et leur lien avec le gluten. Le gluten, contrairement à ce qu'on (les lobbies surtout!!!) veut nous faire croire, n'est pas votre ennemi. Au fait c'est plutôt ce qu'en font les superlobbies du secteur alimentaire en amont et en aval du simple grain de blé qui vous rend intolérant. Et là encore ce n'est pas le gluten qui est en cause mais les substances chimiques et toxiques que le blé du monde moderne contient à cause d'un traitement au glyphosate qui accélère le séchage du blé avant la récolte. Au fait cet épandage très polémiqué tue le plant de blé pour qu'il sèche avant terme, et qui sera ensuite transformé en pain, pâtisseries, bières, glaces, etc., etc....imaginez ce que ces substances en feront de votre microbiote et de vos intestins....bon appétit et bon film !

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