Cordyceps - Cordyceps sinensis

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Historique du Cordyceps
  
Les Chinois emploient le Cordyceps depuis environ 1 000 ans. En raison de sa rareté, il était surtout réservé à l’Empereur et à ses courtisans. Traditionnellement, on en farcissait le canard, qu’on consommait pour tonifier l’organisme et assurer la longévité.
  
En Chine, ce champignon a la réputation de favoriser la vigueur sexuelle, tant chez les femmes que chez les hommes. En Médecine traditionnelle chinoise, on l’emploie pour traiter la tuberculose, la toux, l’anémie, les douleurs au dos et aux genoux ainsi que pour aider les convalescents à refaire leurs forces.
Les Chinois lui attribuent des propriétés Adaptogènes semblables à celles du Ginseng, c’est-à-dire qu’il augmenterait la résistance générale au stress.
  
L’usage du Cordyceps s’est répandu en Chine quand on a commencé à le cultiver sur un substrat de riz. Les produits qu’on en tire se présentent sous diverses formes :
  • poudre de champignon séché,
  • extraits aqueux ou alcooliques préparés avec les parties aériennes ou avec le mycélium.
  • Il existe notamment une préparation traditionnelle (Jinshuibao) composée du produit de la fermentation du mycélium.
  • Traditionnellement, diverses recettes culinaires à base de Cordyceps et de viande (porc, canard, poulet) avaient des usages spécifiques : dépendance à l’opium, convalescence, anémie, impuissance, etc.
L’Occident a commencé à s’intéresser au Cordyceps au début des années 1990, lorsque les victoires remportées par des athlètes chinoises en course à pied furent attribuées au fait qu’elles consommaient ce champignon.
Recherches sur le Cordyceps
  
La majorité des études sur le Cordyceps a été effectuée en Chine et nombre d’entre elles ne sont pas répertoriées. La souche la plus souvent étudiée est le Paecilomyces hepiali - Cs-4. En plus de la variété Cordyceps sinensis, les chercheurs asiatiques s’intéressent à la variété cultivée Cordyceps militaris, qui semble avoir sensiblement les mêmes propriétés.
 
  • Stimulation sexuelle : Quelques études à double insu avec placebo ont été menées en Chine. Elles ont porté sur plusieurs centaines de sujets et semblent indiquer que le Cordyceps, à raison de 3 g par jour, est efficace pour stimuler une fonction sexuelle déficiente.
  • Augmentation de l’énergie physique (effet adaptogène) : Trois essais effectués en Chine en 1995 et en 1999  indiquent que 3 g de Cordyceps par jour ont donné de bons résultats pour augmenter l’énergie vitale et physique de personnes âgées et celle de sujets souffrant de maladie cardiaque chronique. Une étude publiée en 2010 a porté sur 20 patients âgés de 50 ans à 75 ans : ces données préliminaires indiquent que la prise de Cordyceps a nettement amélioré leur performance physique.
  • Performances sportives chez les athlètes : Au cours de 2 essais à double insu avec placebo, publiés en 2004 et menés aux États-Unis auprès de cyclistes, la prise de Cordyceps, seul ou en combinaison avec de la Rhodiole n’a pas été plus efficace qu’un placebo. Dans un cas, les 17 participants ont pris un produit renfermant du Cordyceps (1 g par jour), de la Rhodiole (300 mg par jour) et certains minéraux durant 2 semaines; dans l’autre, 22 sujets ont pris 3 g par jour de Cordyceps (CordyMax Cs-4®) durant 5 semaines. Au cours d’une autre étude menée en 2005 aux États-Unis, une combinaison Cordyceps et Rhodiole a également donné des résultats décevants.
  • Maladies respiratoires : Des résultats d’études cliniques menées en Chine indiquent que le Cordyceps peut être utile pour soulager les symptômes de plusieurs maladies respiratoires, notamment la bronchite chronique et l’asthme.
Usages en Médecine traditionnelle chinoise
De nombreuses études in vitro et sur des animaux semblent confirmer certains des nombreux usages traditionnels du Cordyceps. Par exemple, soutenir les convalescents, stimuler le système immunitaire et la fonction sexuelle ou renforcer les fonctions des reins, du foie et des poumons. De plus, quelques études cliniques menées en Chine pointent vers un effet protecteur sur certains organes, notamment les reins.
 
  • Reins : Le Cordyceps peut protéger les reins contre les effets toxiques de certains médicaments et stimuler leur fonctionnement chez des patients souffrant d’insuffisance rénale. Il pourrait aussi être utile pour réduire les risques de rejet et de complication après une transplantation rénale. Combiné à l’artémisinine le Cordyceps pourrait également réduire la récurrence de la néphropathie, une maladie du rein qui affecte fréquemment les personnes atteintes de lupus.

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